Il s’agit de militants du Parti socialiste, de Place publique, de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), ou de personnes ayant adhéré directement à la plateforme choisir2027.fr. "Ces dizaines de milliers de citoyens sont la garantie de l’unité autour du vainqueur de cette désignation", veut croire le président de la commission d’organisation, Patrick Mennucci.
Ils vont devoir choisir à partir de demain entre Ségolène Royal, Olivier Faure, Jérôme Guedj du Parti socialiste, Emmanuel Maurel de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), qu’il a créée en 2018 après avoir quitté le Parti socialiste (PS), et Raphaël Glucksmann de Place publique.
Des débats stériles et une gauche désunie
Ces cinq candidats ne représentent qu’une partie de la gauche. Raphaël Glucksmann refuse tout net avec Jérôme Guedj toute alliance avec La France insoumise. Leur engagement pro-palestinien est assimilé à de l’antisémitisme par ces deux candidats.
Et la primaire baptisée de la gauche a laissé de côté les candidats communiste et écologiste. Le Nouveau Front populaire des dernières législatives de 2024 est oublié et enterré.
Ce matin sur France Info, Olivier Faure, l’actuel premier secrétaire du Parti socialiste, a lancé une pique. Les militants vont devoir décider s’ils veulent un candidat de gauche ou pas. "Il y a une option au fond centriste, et puis une option de gauche" : Olivier Faure estime en effet que Raphaël Glucksmann n’est pas de gauche. "Il y aurait un grand mensonge à prétendre que l’on veut changer la vie des gens et en même temps considérer que ça doit se faire indépendamment des écologistes, des communistes, des ex-insoumis qui sont nos partenaires naturels. C’était la raison pour laquelle j’ai toujours souhaité avancer avec eux", a déclaré Olivier Faure sur franceinfo.
Trois débats et aucun candidat ne se détache
Les candidats se sont affrontés lors de trois débats, soit près de 10 heures d’échanges, et aucun candidat n’a percé selon le Nouvel Observateur mais c’est bien deux projets de sociétés qui se dessinent.
L’exercice du débat n’est pas propice à dégager une personnalité plus qu’une autre, et il faut dire que, sur la plupart des sujets, les candidats ne varient guère. Les solutions sont différentes, plus libérales pour certains, plus dans la veine de la gauche pour d’autres.
Ainsi, chacun a sa solution pour gérer la réforme des retraites. Ils soutiennent tous l’Ukraine, mais ils oscillent entre soutien total à Kiev et négociations nécessaires avec Moscou.

Pour l’énergie, Glucksmann et Guedj défendent le nucléaire, les autres préféreraient développer les énergies renouvelables en assurant une transition avec le nucléaire.
Il n’y a pas eu d’unanimité sur la question de la fiscalité, mais seules les solutions changent. Sur le fond, ils proposent d’augmenter les revenus de l’État par l’impôt : Olivier Faure défend la taxe Zucman, Ségolène Royal veut lutter contre la fraude, Raphaël Glucksmann propose la taxation des "méga-héritages". Emmanuel Maurel se distingue avec son "emprunt citoyen" pour combler le déficit public.
Une ligne de fracture est clairement apparue sur la question palestinienne. Olivier Faure et Ségolène Royal ont utilisé le terme génocide pour qualifier les opérations de l’armée israélienne à Gaza. C’est nouveau pour un Parti socialiste qui, longtemps, a soutenu l’État d’Israël.
À contrario, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj se sont refusés à employer ce mot. Ils ont soutenu la guerre génocidaire menée par Israël sans coup férir depuis 2023, même lorsque les victimes civiles se sont comptées par milliers.
Les militants vont donc devoir choisir entre des candidats de gauche ou du centre qui proposent un programme de gauche plutôt sociale et de gauche plus libérale et centriste. Avec en toile de fond un conflit palestinien qui a considérablement divisé les militants de gauche durant trois ans.






















