Amnesty International poursuit son lobbying en vue de l’arrestation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l’organisation de défense des droits humains a souligné que "les États membres de la Cour ont l’obligation légale d’arrêter et de livrer Netanyahu s’il met le pied sur leur territoire".

Cette déclaration fait suite aux mandats d’arrêt émis par la CPI contre Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés dans la bande de Gaza.
L’organisation souligne que les États membres de la Cour pénale internationale (CPI) ont l’obligation légale d’arrêter et de remettre Benjamin Netanyahu s’il foule leur sol.
Amnesty International insiste sur le fait que les 124 pays signataires du Statut de Rome n’ont aucune marge de manœuvre discrétionnaire. Le droit international leur impose d’activer leurs forces de l’ordre pour détenir toute personne visée par un mandat d’arrêt de la CPI.
L’organisation de défense des droits humains dénonce fermement l’attitude de certains gouvernements, notamment les revirements diplomatiques ou les accueils officiels. Elle rappelle qu’aucune immunité diplomatique liée à une fonction de chef de gouvernement ne prévaut devant les mandats d’arrêt pour crimes internationaux.
Pour Amnesty, le respect de cette obligation est indispensable pour préserver la crédibilité de la justice internationale et garantir que les hauts dirigeants rendent des comptes, quelle que soit leur influence politique.
En partance pour les États-Unis en février dernier, l’avion du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a traversé l’espace aérien de trois pays membres de la Cour pénale internationale (Grèce, Italie et France), malgré l’existence d’un mandat d’arrêt émis à son encontre. C’est ce que révèlent les données de vol du site spécialisé FlightRadar consultées par des médias internationaux.
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