FRANCE
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France: le gouvernement s’engage à réduire le cadmium dans les engrais
Le gouvernement français a adopté un calendrier de réduction de ce métal lourd cancérigène dans les engrais phosphatés.
France: le gouvernement s’engage à réduire le cadmium dans les engrais
Stocks de granulés d'engrais français dans une exploitation agricole à Arville. / Reuters Archive

Le gouvernement français s’engage à réduire les taux de cadmium, ce métal lourd cancérigène présent dans les engrais phosphatés. Quatre textes réglementaires (un décret et trois arrêtés) ont été publiés entre vendredi 2 octobre et lundi 5 octobre, rapporte Le Monde.

Ils fixent une trajectoire progressive de réduction des teneurs en cadmium dans les fertilisants et des apports dans les sols agricoles. Le seuil autorisé sera abaissé à 60 mg/kg dès l’an prochain, puis à 20 mg/kg en 2030, contre 90 mg/kg aujourd’hui. L’objectif est de limiter l’accumulation de ce métal lourd toxique dans les sols et, à terme, l’exposition de la population.

20 mg/kg de cadmium en 2030

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation) recommande depuis 2021 d’appliquer ce seuil de 20 mg/kg, exhortant le gouvernement à agir "dès que possible" sous peine "d’effets néfastes pour une part croissante de la population". Près de la moitié de la population française et 100 % des enfants de deux à trois ans présentent déjà des taux de cadmium dans les urines qui dépassent le seuil de concentration considéré comme critique.

Santé publique France alerte depuis 2021 sur le lien avec l’explosion des cancers du pancréas en France. Le nombre de cas a plus que quadruplé en trente ans.

Le cadmium, qui contamine de nombreux aliments de grande consommation (pommes de terre, céréales, pâtes, pain…), s’accumule dans les reins et le foie. Il est également associé à un risque accru de cancers du rein, du poumon, de la prostate ou encore du sein. Il a des effets rénaux, cardiovasculaires et neurodéveloppementaux. En se fixant sur les os, il favorise également l’ostéoporose.

À l’initiative de cette mobilisation, Pascal Meyvaert, médecin généraliste et coordinateur du groupe de travail sur la santé environnementale pour l'URPS (Union régionale des professionnels de santé) des médecins libéraux ; accueille avec "grande satisfaction" un texte qui "répond à [leur] demande de mieux prévenir la contamination des cultures agricoles au cadmium".

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SOURCE:TRT français et agences