La journée a été marquée par des blocages et des manifestations dans plusieurs villes françaises. Des affrontements ont également eu lieu avec les forces de l’ordre, notamment à Paris, Strasbourg, Rennes et Toulouse.
Le ministère de l’Intérieur a fait état de 488 interpellations et de 43 membres des forces de l’ordre blessés mardi. Depuis le début du mouvement, le 28 septembre, 6 547 personnes ont été interpellées, selon les chiffres communiqués par Beauvau.
Le mouvement, lancé en septembre dans plusieurs établissements de la région parisienne, s’est progressivement étendu à l’ensemble du pays.
Les lycéens dénoncent notamment le manque de moyens, les difficultés de remplacement des enseignants, les conditions matérielles dans certains établissements et le fonctionnement de Parcoursup.
Face à la mobilisation, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a notamment annoncé la mise en place d’un "temps de démocratie interne" dans les lycées.
Une demi-journée de cours sera banalisée dans chaque établissement afin de permettre aux élèves d’exprimer leurs difficultés et leurs attentes. Les autres cours doivent être maintenus.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé que cette demi-journée serait organisée à partir de mercredi, selon les modalités définies par chaque proviseur. Une consultation nationale des lycéens doit également être ouverte jusqu’au 23 octobre sur la plateforme Agora.
Sébastien Lecornu a par ailleurs annoncé vouloir revoir certains aspects de Parcoursup, avec l’objectif d’apporter davantage de transparence et de simplicité au dispositif.
Le gouvernement entend également recueillir les revendications établissement par établissement afin d’y apporter des réponses. Les tensions se sont accentuées ces derniers jours autour des interventions policières.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme a exprimé sa "vive inquiétude" concernant le recours à la force, tandis que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a défendu la proportionnalité des interventions.
Le mouvement doit se poursuivre dans les prochains jours, alors que le gouvernement cherche à répondre aux revendications exprimées dans les établissements tout en maintenant les cours et l’ordre public.





















