Entre 300 et 400 personnes étaient présentes pour soutenir l'établissement. La préfecture de l’Oise a décidé la fermeture de l’établissement fin septembre.
Durant sa plaidoirie, l'avocat de l'école, [[Sefen Guez Guez]], a contesté deux arrêtés de la préfecture. Le juriste estime que cette affaire est "scandaleuse" et "disproportionnée".
Il a souligné que depuis 2025, l’école a subi cinq contrôles inopinés. Il pose la question d'un possible biais confessionnel et qualifie le dernier contrôle de descente de police pour "quadriller" l'établissement scolaire avec trois équipages de police, un comportement "véhément" envers l'équipe et la directrice de l'établissement.
Malgré les nombreux contrôles effectués depuis décembre 2025, le représentant de l’État assure que l’école refuse les contrôles. L’avocat de l’école rappelle que depuis le 16 juillet 2026, l’école demande une contre-inspection pour montrer les travaux réalisés pour mettre aux normes l’école primaire comme exigé.
La préfecture critique un problème de sécurité dans l’école. Des adultes extérieurs auraient accès à la mosquée. L’école s’engage à régler ce problème.
S’adressant aux parents d’élèves amassés devant le tribunal, [[Sfen Guez Guez]], l’avocat du groupe scolaire Al-Ghazali rappelle "avant vous il y en eu d’autres des groupes scolaires attaqués: Al kindi à Lyon, Averroès à Lille. (...) C’est la réussite de vos élèves qui leur fait peur."
Une stratégie identique sur toute la France
L’histoire d’Al Ghazali est un copié-collé des manœuvres préfectorales qu’on a pu observer dans tout le territoire pour faire fermer les écoles musulmanes les unes après les autres. Multiplication des contrôles, des exigences financièrement difficiles à remplir, des soupçons de non-conformité avec les valeurs de la République souvent infirmés par la justice.
Ici, à Creil, dans l’Oise, au nord de Paris, le 2 juin, la commission de sécurité exige des travaux dans l’école primaire, ceux-ci sont réalisés durant l’été pour être prêts pour la rentrée. L’école demande mi-juillet un nouveau contrôle pour obtenir un avis favorable, sans obtenir de réponse de la préfecture. Deux jours plus tard, elle reçoit une visite de l’inspection du travail puis, le 29 septembre, un arrêté préfectoral décide la fermeture de l’établissement pour six mois, le chantier de l’école serait dangereux.
La direction de l’école s’étonne, les travaux sont terminés dans l’école primaire comme exigé. La préfecture choisit pourtant de fermer tout l’établissement, de la primaire au collège et au lycée.
L'avocat demande la réouverture de deux bâtiments, et pas forcément celui de l'école élémentaire et des deux petites salles de la mosquée qui sont en travaux. Par ailleurs, le juriste insiste sur un point : la "liberté de conscience et de foi est assurée malgré la présence de la mosquée". Le taux de réussite au brevet des collèges et au baccalauréat est de 100 %.
La décision du tribunal administratif d'Amiens est attendue mardi 6 octobre au soir ou mercredi 7 au matin.





















