POLITIQUE
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France: la colère lycéenne dégénère en violences à Nantes et Marseille
La mobilisation des lycéens contre le manque de moyens dans l’Éducation nationale s’est poursuivie mercredi dans plusieurs villes françaises, sur fond de tensions et de violences.
France: la colère lycéenne dégénère en violences à Nantes et Marseille
La colère des lycéens dégénère en France / reuters

À Nantes, un incendie a ravagé la façade d’un lycée, tandis qu’à Marseille, des membres d’une équipe de direction auraient été aspergés d’essence lors d’un blocage. Le mouvement, qui réclame notamment davantage de moyens et le remplacement des enseignants absents, doit se poursuivre jeudi.

La contestation lycéenne, qui s’est amplifiée depuis plusieurs jours, a connu une nouvelle journée sous haute tension mercredi. Quelque 356 établissements étaient bloqués ou perturbés à travers la France, selon un bilan communiqué mercredi, alors que les organisations lycéennes appellent à poursuivre la mobilisation.

À Nantes, plusieurs établissements ont été concernés par les blocages. Le lycée Gabriel-Guist’hau figurait notamment parmi les établissements mobilisés, avec des élèves rassemblés dès le matin pour empêcher l’accès au site. Les forces de l’ordre sont intervenues pour faire lever le blocage, dans une atmosphère tendue.

La situation s’est également dégradée dans la métropole nantaise mercredi, où deux agents de la Semitan ont été blessés par l’explosion d’un conteneur en feu à proximité de la gare. L’incident est survenu en marge de la mobilisation lycéenne. Selon un responsable syndical, une bonbonne de gaz pourrait être à l’origine de l’explosion, une hypothèse qui restait à confirmer.

À Marseille, la tension a également atteint les équipes éducatives. Lors d’un blocage, des membres de l’équipe de direction d’un lycée auraient été pris à partie et aspergés d’essence, illustrant le niveau de violence atteint lors de certains rassemblements.

En RelationTRT Français - Blocages des lycées en France: le gouvernement dénonce les violences

Des violences dénoncées par le gouvernement

Ces incidents interviennent alors que le ministère de l’Éducation nationale fait état d’un nombre croissant de personnels et d’élèves blessés depuis le début des blocages.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a dénoncé mardi des “violences inqualifiables”, indiquant qu’au moins dix personnels de lycée avaient été blessés au cours de la journée, parmi lesquels un enseignant frappé et un proviseur blessé par un tir de mortier.

Le bilan communiqué mercredi faisait état de 119 élèves et personnels blessés depuis le début des blocus, auxquels s’ajoutaient 83 policiers et gendarmes blessés au cours de la seule journée de mercredi. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a également fait état de 625 interpellations.

Le gouvernement tente parallèlement de répondre aux revendications des lycéens en annonçant l’ouverture d’une “plateforme de concertation” destinée à permettre aux élèves de faire remonter leurs demandes.

À l’origine de la mobilisation figurent notamment les difficultés de remplacement des enseignants, le manque de moyens, les classes et emplois du temps jugés trop chargés ainsi que la réforme de Parcoursup. L’Union syndicale lycéenne appelle également à une mobilisation plus large avec les étudiants.

Le mouvement s’est progressivement étendu à plusieurs régions après avoir débuté en Île-de-France. Pour les organisations lycéennes, il s’agit de faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des réponses concrètes concernant les conditions d’enseignement et d’apprentissage.

SOURCE:TRT français et agences