MOYEN-ORIENT
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L’exportation du pétrole depuis le Moyen-Orient encore touchée
Trois navires ont été attaqués mardi dans le détroit d'Ormuz, a rapporté mercredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Un incident qui va sans doute à nouveau perturber le trafic maritime sur cette zone.
L’exportation du pétrole depuis le Moyen-Orient encore touchée
Un pétrolier dans le détroit d'Ormuz. 20 navires ont traversé le détroit la semaine dernière

Un pétrolier, un méthanier et un navire-citerne ont été touchés par des "projectiles d'origine inconnue", a indiqué l'agence UKMTO, sans fournir d'autres précisions.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant-guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit que les États-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l'Iran.
Depuis, l’Iran en revendique le contrôle et paralyse en grande partie la circulation maritime, tandis que Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.
Cette attaque intervient alors que, malgré les rodomontades des uns et des autres, selon les chiffres de Kpler publiés par Reuters, il y a une nette amélioration des volumes exportés depuis le Moyen-Orient.
Les principaux producteurs du Moyen-Orient devraient exporter 16,328 millions de barils de brut par jour en septembre, leur niveau le plus élevé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février. Près de 20 navires de brut saoudien ont traversé le détroit d'Ormuz la semaine dernière.

L’incertitude persiste, les prix à la pompe toujours élevés

Cette hausse de l'offre devrait, en théorie, orienter les cours à la baisse, mais les traders regardent d’autres éléments pour faire une cote.
Avant la guerre, le détroit d’Ormuz était emprunté quotidiennement par environ 125 grands navires commerciaux. Depuis le début du conflit, ce trafic s'est effondré. Les volumes augmentent à nouveau, mais le détroit n'a pas retrouvé son fonctionnement habituel.
Mais la situation reste extrêmement volatile, les récentes attaques le démontrent. Le président américain Donald Trump a rejeté ces derniers jours une proposition de cessez-le-feu et de réouverture d'Ormuz émanant de l'Iran, maintenant un climat d'incertitude qui maintient les cours du Brent au-dessus des 107 dollars.
Ensuite, le transport maritime coûte beaucoup plus cher. Le pétrole sort du Moyen-Orient, mais est plus cher.

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Les transporteurs doivent payer des assurances dont le montant a grimpé, car le risque est considéré comme élevé.

Pour contourner les difficultés du détroit d’Ormuz, le pétrole brut est transféré entre pétroliers dans le golfe d’Oman. Les producteurs ont fait exploser ces opérations, de 160 000 barils par jour en 2025 à 7,2 millions en septembre, selon Kpler.

Cette organisation permet au pétrole de sortir de la région, mais elle nécessite en revanche beaucoup plus de navires et coûte beaucoup plus cher.
Ensuite, comme la demande en bateau est plus élevée, les tarifs de fret sont à des niveaux rarement observés. Le coût de location de certains supertankers était la semaine dernière de 1,27 million de dollars par jour, selon BFM Business.

SOURCE:TRT français et agences