Selon l’agence Reuters, l’Arabie saoudite a informé plusieurs raffineurs européens que les livraisons de pétrole prévues sont annulées pour le mois de septembre après l’attaque contre l’oléoduc Est-Ouest. Le prix du baril en cargaison grimpe à 122 dollars.
Les marchés énergétiques européens sont à la recherche de pétrole ce matin. Le premier producteur de pétrole au monde est dans une situation difficile. L’Arabie saoudite a informé plusieurs raffineurs européens que les livraisons de pétrole prévues sont annulées pour le mois de septembre.
Le royaume a perdu deux points d'exportation de son pétrole. La fermeture du détroit d’Ormuz a réduit sa capacité d’export et jeudi dernier, les rebelles yéménites ont détruit une partie de l’oléoduc qui traverse l’Arabie d’Est en Ouest pour rejoindre la mer Rouge. L’infrastructure est fermée pour réparation.
Ses capacités d’exportation sont donc quasi nulles aujourd’hui et l’Arabie saoudite a informé plusieurs raffineurs européens que les livraisons de pétrole étaient impossibles pour septembre. Les chargements de pétrole au port de Yanbu, sur la mer Rouge, ont été suspendus.
Une hausse du prix du pétrole inévitable
Reuters n'a pas pu déterminer immédiatement combien de cargaisons vers l'Europe seraient annulées ni pendant combien de temps les chargements à Yanbu seraient suspendus.
L'interruption de l'approvisionnement a soutenu les cours du pétrole. Les contrats à terme sur le Brent s'échangeant à près de 108 dollars le baril, mais les prix des cargaisons sur le marché physique européen sont encore plus élevés. Le Brent daté, référence clé, se situant autour de 122 dollars le baril, selon les données de LSEG (Financial Markets Infrastructure and Data).
Les compagnies européennes cherchent donc des alternatives. La société pétrolière polonaise Orlen PKN.WA a acheté des cargaisons de pétrole brut en mer du Nord pour remplacer les importations saoudiennes interrompues, ont indiqué cinq sources du secteur à l’agence Reuters.

Elle a également cherché à acheter du pétrole algérien pour octobre 2026.
Orlen et ses filiales exploitent des raffineries de pétrole en Pologne, en Lituanie et en République tchèque.
En août, la production saoudienne a chuté de 23 %, atteignant 6,24 millions de barils par jour. Malgré cette réduction, le royaume reste un acteur majeur de l'exportation pétrolière, bien que ses capacités soient actuellement limitées.





















