Le Yémen est confronté à une nouvelle vague de déplacements. La recrudescence des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles houthis a contraint 85 818 personnes à fuir leur domicile, a annoncé dimanche l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), relevant une hausse de près de 10 000 personnes en 24 heures.
La veille, l’organisation faisait état de quelque 76 000 personnes déplacées depuis la reprise des affrontements en juillet.
Selon l’OIM, les déplacements touchent l’ensemble de la côte ouest du pays ainsi que la région de Taëz, particulièrement affectée par les combats, où environ 56 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile.
Plus de 2 000 personnes ont par ailleurs fui par bateau vers Djibouti, selon l’agence de l’ONU.
Cette nouvelle vague de déplacements aggrave encore la situation humanitaire dans ce pays, considéré comme le plus pauvre du monde arabe, après plus d’une décennie de conflit.
Les déplacements se font souvent dans des conditions précaires, avec un accès limité à l’eau potable, à la nourriture, aux soins médicaux et à un logement adéquat.
Les personnes déplacées sont particulièrement vulnérables dans un pays où les infrastructures ont été lourdement endommagées par des années de guerre. Les enfants, les femmes et les personnes âgées figurent parmi les populations les plus exposées aux conséquences de cette nouvelle vague de violences.

Une crise humanitaire qui s’aggrave
Cette recrudescence des combats intervient alors que le Yémen reste confronté à une crise humanitaire majeure. La dégradation de la situation sécuritaire complique davantage l’acheminement de l’aide et risque d'accroître les besoins humanitaires dans les régions touchées.
Les organisations humanitaires alertent régulièrement sur la fragilité de la situation dans le pays, où la pauvreté, l'insécurité alimentaire et les déplacements prolongés continuent de peser lourdement sur la population.






















