Dans le contexte actuel où de nombreux militants pro-palestiniens sont poursuivis, cette démarche surprend, mais le maire de Nanterre dit “dénoncer toute tentative de museler les opinions politiques et l’action militante à Nanterre”.
Le 18 décembre dernier, lors d’un match opposant les basketteurs de Nanterre aux joueurs israéliens de l’Hapoël Holon, plusieurs personnes se sont introduites sur le parquet du Palais des sports Maurice Thorez, drapeaux palestiniens en mains, pour dénoncer les bombardements israéliens sur Gaza.
Un match de basket interrompu à Nanterre
Après avoir interrompu le match, les militants sont retournés dans les tribunes, où ils ont été pris à partie par des supporters israéliens. Des vidéos filmées par des spectateurs le prouvent. Le ton monte entre eux et les CRS, sécurisant le match, arrêtent sept personnes. Cinq d’entre elles ont écopé d’une amende, tandis que les deux autres, une d’une nationalité française et l’autre belge, ont été mises en examen et comparaîtront vendredi devant le tribunal correctionnel de Nanterre.
“Il n’est pas pour habitude à Nanterre de criminaliser l’action politique, a fortiori lorsqu’il s’agit d’une cause juste comme la défense des droits du peuple palestinien et l’arrêt des violences et des massacres dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et au Liban” a insisté l’élu. Il a conclu ainsi en annonçant, que ni la ville de Nanterre ni le club de Nanterre 92 ne se porteront partie civile lors de ce procès, prévu 31 janvier prochain.
La députée des Hauts-de-Seine EELV, Sabrina Sebaihi est venue soutenir les deux étudiants lors d’une réunion de soutien vendredi dernier. Elle a dénoncé “la volonté de criminaliser le soutien à la Palestine, dans un message clairement envoyé aux militants “de la cause.