L'Assemblée nationale crée un groupe d'amitié France-Palestine / Photo: AFP (AFP)

Historique. Les parlementaires français représentant la gauche et le centre ont validé, mercredi, la création du groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée nationale, après des mois de débats.

"À notre demande, l’Assemblée Nationale crée enfin un groupe d’amitié France-Palestine. C’est une étape importante. La France doit reconnaître immédiatement l’État de Palestine !", s’est félicité le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bombard.

"Dans le contexte de la guerre génocidaire en cours, ce groupe est plus que jamais essentiel pour travailler à la solidarité avec le peuple palestinien et promouvoir une paix juste", a écrit de son côté la députée communiste Elsa Faucillon.

En France, les groupes d'amitié parlementaires sont généralement créés lorsqu'un pays dispose d'un parlement reconnu, est membre des Nations unies etentretient des relations diplomatiques avec la France.

Richard Ramos, député du MoDem à l’origine de l'initiative, a défendu la décision comme un pas vers le rétablissement de "l'équilibre" au sein de l'hémicycle.

"Il est impensable d'avoir un groupe d'amitié avec Israël sans équivalent pour la Palestine", a-t-il déclaré, ajoutant que le Sénat disposait déjà d'une structure similaire.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques plus larges, la présidence du nouveau groupe France-Palestine et celle du groupe France-Israël restant à déterminer.

La présidence de ces groupes sera décidée lors d’une réunion prévue le 25 novembre prochain, date à laquelle la présidence du groupe France-Israël, actuellement assurée par le parti du président français Macron, pourrait être disputée par le parti d'extrême droite, le Rassemblement national.

Agences