EUROPE
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Uber est visé par une action collective en Europe
Des chauffeurs d'Uber de l'Union européenne et du Royaume-Uni ont entamé une action collective contre la plateforme américaine devant le tribunal d'Amsterdam. En cause, un nouveau système de rémunération qui a fait baisser leurs revenus.
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Représentant les intérêts de plusieurs milliers de chauffeurs au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en France, en Pologne et en Roumanie, WIE International a déposé un recours mercredi auprès du tribunal du district d'Amsterdam, où se situe le siège européen de la plateforme américaine.

Il s'agit de la première action collective de ce type, selon la Confédération européenne des syndicats.

L'organisation a déclaré qu'Uber avait enfreint le Règlement général sur la protection des données (RGPD) en prenant des décisions sans intervention humaine. En effet, des algorithmes évaluent la rémunération d'une course, déterminent quel chauffeur se la voit proposer et à quel chauffeur elle est attribuée.

Des experts économiques du cabinet Oxera, missionnés par WIE International, estiment que 48 % des chauffeurs aux Pays-Bas ont vu leur salaire horaire diminuer de 7 508 euros en moyenne par an. Au Royaume-Uni, 66,7 % des chauffeurs auraient subi une baisse moyenne de revenus de 5 337 livres (environ 6 206 euros) par an.

Uber défend son application

Un porte-parole d'Uber a indiqué à l'AFP que l'entreprise rejetait "catégoriquement" les allégations de WIE, bien qu'elle n'ait pas encore pris connaissance de la plainte.

"Sur l'application Uber, les chauffeurs disposent d'une liberté totale d'accepter ou refuser les propositions de courses, et nous leur donnons toutes les informations utiles pour faire leur choix, comme la destination exacte et les revenus générés par la course proposée", a-t-il déclaré.

L'autorité néerlandaise de protection des données (AP) a infligé le mois dernier à Uber une amende de 824,99 millions d'euros pour avoir désactivé des comptes de chauffeurs de manière automatisée sans les en avoir dûment informés. Le géant américain a annoncé qu'il ferait appel.

Uber a démarré dans l’Hexagone fin 2011, elle est la plate-forme de voitures de transport avec chauffeur (VTC) numéro un en France avec plus de 80 % de parts de marché.

SOURCE:TRT français et agences