L’Union européenne a réaffirmé que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont illégales au regard du droit international, les qualifiant d’obstacle majeur à la paix et à la viabilité d’une solution à deux États.
"Nous prenons note de l’annonce faite par huit États membres, ainsi que par le Royaume-Uni, le Canada, l’Islande et la Norvège, d’imposer des restrictions nationales au commerce avec les colonies illégales", a déclaré Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne pour les affaires étrangères.
"La position de longue date de l’UE est claire : les colonies sont illégales au regard du droit international. Elles constituent un obstacle à la paix et à la viabilité de la solution à deux États", a-t-il ajouté.
L’UE considère comme illégales les colonies israéliennes établies dans les territoires palestiniens occupés après juin 1967.
Les produits provenant de ces colonies ne peuvent pas bénéficier du régime tarifaire préférentiel prévu dans le cadre commercial entre l’UE et Israël, a précisé El Anouni.
Les pays européens renforcent leurs restrictions commerciales
La France, le Royaume-Uni, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède, ainsi que le Canada, ont annoncé leur intention d’imposer des restrictions nationales au commerce avec les colonies israéliennes et soutiennent l’adoption de mesures européennes plus larges.
Dans une déclaration commune, ces pays ont affirmé que la situation en Cisjordanie occupée se "détériore rapidement", évoquant l’augmentation des violences commises par des colons et la poursuite de l’expansion des colonies.
Ils se sont opposés à toute initiative visant à l’annexion de territoires palestiniens ou au déplacement forcé de Palestiniens, et ont appelé Israël à mettre fin à l’expansion des colonies ainsi qu’à l’extension des pouvoirs administratifs civils dans la Cisjordanie occupée.
Les pays signataires ont également appelé à établir les responsabilités des auteurs de violences commises par des colons et à enquêter sur les allégations concernant les forces israéliennes.
Les appels à un durcissement de l’action de l’UE se multiplient
La pression s’accentue sur l’UE pour qu’elle aille au-delà des restrictions visant les produits issus des colonies et adopte des mesures plus larges dans le cadre de ses relations commerciales avec Israël.
Plusieurs gouvernements européens, parlementaires et organisations de la société civile ont appelé à réexaminer ou à suspendre l’accord d’association entre l’UE et Israël, estimant que le bloc devrait utiliser ses relations économiques avec Israël pour lutter contre l’expansion des colonies et les politiques menées à l’égard des Palestiniens.
Toutefois, l’adoption de mesures commerciales à l’échelle de l’UE nécessite l’accord des États membres, et les divisions au sein du bloc ont compliqué les efforts visant à adopter une approche commune.
L’UE n’a pas imposé d’interdiction générale sur l’importation de produits provenant des colonies israéliennes, mais elle exclut ces produits du régime tarifaire préférentiel et continue d’examiner les possibilités d’adopter des mesures plus larges.






















