D’autres appareils auraient été envoyés vers des bases en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar, alors que Washington et Tel-Aviv se prépareraient à une éventuelle opération militaire contre l’Iran.
Selon KAN, les dix avions ont quitté la base de Fort Bliss, au Texas, qui abrite l’un des principaux centres américains de défense aérienne, notamment des installations liées aux missiles intercepteurs et aux systèmes de défense antiaérienne.
Aucune confirmation officielle américaine de ces déploiements n’avait été publiée dans l’immédiat. La nature du matériel transporté et la décision éventuelle de Washington de lancer une attaque contre l’Iran restent également inconnues.
Un responsable israélien a toutefois indiqué à la chaîne que les deux pays coordonnaient étroitement leurs préparatifs militaires.
“Israël et les États-Unis sont en étroite coordination. Même si aucune décision n’a encore été prise à ce sujet, les Américains et Israël se préparent à toute décision que pourrait prendre le président Donald Trump”, a-t-il déclaré, sans préciser la nature ni le calendrier d’une éventuelle décision.

Washington envisagerait une opération limitée
Plus tôt cette semaine, KAN avait rapporté que Washington avait averti plusieurs pays du Golfe de la possibilité de frappes militaires brèves et limitées contre l’Iran.
Selon la chaîne, l’armée américaine aurait également transféré depuis le Texas un système de défense antimissile Patriot afin de renforcer ses capacités de défense dans la région du Golfe.
Le média affirme par ailleurs que les soldats américains déployés sur différentes bases de la région ont reçu l’ordre de quitter temporairement leurs installations, par mesure de précaution face à une éventuelle escalade militaire.
Les forces américaines seraient également en train de reconstituer leurs stocks d’armement. Un porte-avions supplémentaire et une unité du Corps des Marines devraient arriver dans la région en novembre, selon le même média.
Ces renforts viendraient s’ajouter à une vingtaine de navires de guerre américains qui opèrent déjà au Moyen-Orient.
Trump informé des options militaires contre l’Iran
Par ailleurs, le Wall Street Journal a rapporté jeudi que le commandant du Commandement central américain (CENTCOM), le général Brad Cooper, avait présenté à Donald Trump plusieurs options concernant d’éventuelles frappes contre l’Iran.
Selon le quotidien, cette réunion pourrait indiquer que Washington se rapproche d’une décision en faveur d’une opération militaire de grande ampleur.
Le sénateur démocrate américain Chris Murphy a également déclaré que lui-même et plusieurs de ses collègues avaient été informés de possibles plans d’attaque contre l’Iran, qu’il a qualifiés de “délirants”.
Il a mis en garde contre une escalade dévastatrice qui pourrait également compromettre l’engagement des États-Unis en faveur de l’État de droit.
Les États-Unis et Israël avaient lancé une guerre contre l’Iran le 28 février, déclenchant des représailles de Téhéran, avant qu’un accord de cessez-le-feu ne soit conclu en avril.
En juin, Washington et Téhéran ont signé un protocole d’accord portant sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Sa mise en œuvre reste toutefois bloquée en raison de désaccords sur les modalités de sécurisation de cette voie maritime stratégique.
Ces nouveaux déploiements militaires rapportés interviennent dans un contexte de recrudescence des inquiétudes quant à une possible reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran.





















