Les ministres de l’Énergie de l’Union européenne (UE) se réunissent ce jeudi pour discuter de la sécurité énergétique à l’approche de la saison de chauffage hivernale, alors que les guerres en Iran, en Ukraine et au Yémen font flamber les prix du pétrole et du gaz naturel.
Les combats ont endommagé des raffineries à travers le Moyen-Orient et la Russie, et perturbé les flux de pétrole et de gaz transitant par d’importantes voies maritimes en mer Noire, en mer Rouge et dans le détroit d’Ormuz.
“Nous sommes désormais dans une situation très grave. Il ne semble pas que nous soyons confrontés à un problème de sécurité d’approvisionnement, mais je déconseille de négliger ce risque”, a déclaré mercredi aux journalistes Dan Jorgensen, commissaire européen à l’Énergie. Il a ajouté que l’accessibilité financière était un problème tout aussi urgent, faisant valoir qu’une offre disponible ne signifiait pas grand-chose pour les ménages et les entreprises qui n’étaient pas en mesure de la financer.

La Commission a entamé mercredi des discussions avec les raffineries européennes afin de trouver des moyens d’accroître la production, notamment en assouplissant éventuellement certaines spécifications techniques.
Les puissances occidentales ont également convenu ce mois-ci d’accélérer la mise sur le marché de plus de 400 millions de barils provenant des stocks pétroliers d’urgence, après des pressions des États-Unis.
Les pays de l’UE discuteront également d’une proposition de la Commission visant à réduire les factures d’électricité grâce à des réformes fiscales et des redevances de réseau, notamment en taxant l’électricité à un taux inférieur à celui du gaz naturel.

L’UE entre dans la saison de chauffage hivernale, avec des stocks ne représentant que 75 % de la capacité de stockage disponible, contre 83 % un an plus tôt.
Les prix de gros du gaz en Europe ont brièvement atteint 100 EUR/MWh mercredi, pour la première fois depuis décembre 2022, lorsque l’Europe subissait la perte de la majeure partie de ses approvisionnements en gaz russe acheminés par gazoduc. Les prix sont en hausse depuis l’escalade du conflit au Moyen-Orient et s’établissent désormais à environ trois fois leurs niveaux d’avant la guerre en Iran.
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