La France ne va pas changer de position. "Notre cap ne variera pas. Ce que nous souhaitons, c’est la perspective de deux États", a-t-il déclaré ce matin, invité de l’émission "Les 4 Vérités" de France 2. C’est en substance ce que le ministre des Affaires étrangères a voulu faire passer comme message. Si les résultats des élections législatives israéliennes sont encore partiels, il est d’ores et déjà certain que ni Benjamin Netanyahu ni Gadi Eisenkot, son concurrent, ne veulent d’un État palestinien. Donc, quel que soit le gagnant de ces élections, la solution à deux États restera une simple posture diplomatique.
Interrogé sur l’arrêt du commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie, annoncé en septembre, le ministre a reconnu que la mesure n’était pas encore appliquée. Plusieurs modalités sont à l’étude, a-t-il indiqué, évoquant des discussions avec les partenaires de Paris et le dépôt d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale.
Le 8 septembre, la France, le Royaume-Uni et le Canada avaient annoncé des mesures visant à interdire les importations de produits des colonies et à sanctionner ceux qui les facilitent ou en tirent profit. Ils avaient dénoncé l’expansion des colonies et les violences des colons, tout en réaffirmant leur engagement pour la sécurité d’Israël.
La mesure est difficile à appliquer, car Israël ne différencie pas, dans ses statistiques, les produits issus des colonies de ceux issus de l’État d’Israël.

Selon la Commission européenne, les échanges de biens entre l’UE et Israël ont atteint 43,3 milliards d’euros en 2025, dans le cadre de relations commerciales régies par l’accord d’association entré en vigueur en 2000.
Sur le terrain, l’organisation Al-Baidar a signalé l’établissement d’un avant-poste israélien au nord d’Al-Bireh. Selon la Commission de résistance au mur et à la colonisation, des colons ont tenté de créer 21 nouveaux avant-postes en Cisjordanie en septembre.


















