Le président français Emmanuel Macron a jugé lundi "pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition", appelant à ce que les scènes de chaos du 17 octobre dans de nombreuses villes ne se reproduisent "plus jamais".
"On continuera de tenir", a-t-il dit, lors d'une visite à Marseille (sud) à des membres des forces de l'ordre, qu'il a remerciées pour leur mobilisation. "Si on fait bien notre travail collectivement, c'est un mouvement qui va se calmer parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu."
Emmanuel Macron avait été personnellement critiqué par les oppositions, mais aussi par plusieurs figures de son camp, pour la gestion du maintien de l’ordre il y a neuf jours et pour le maintien de sa sa tournée dans les pays du Golfe en début de semaine dernière.
Au sujet de nombreux pillages et dégradations qui se sont produites le week-end des 17 et 18 octobre, le président a reconnu que les autorités n’avaient “pas du tout anticipé” cette journée de mobilisation et que “les forces de police n’étaient pas dûment proportionnées”.
Cependant, le président a également pointé du doigt le rôle des réseaux sociaux qui “abîment nos démocraties”. Il les a décrits comme “des instruments de mobilisation du pire” car ils créent “une forme de déréalisation de la violence”.
“La République” et ‘l’ordre public” sont tenus “sans état d’urgence”, a-t-il dit, tout en estimant que ce n’était pas “un interdit ou un tabou” si “les choses devaient se dégrader”. Une nouvelle journée de mobilisation pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics samedi a été plus calme qu’attendu, malgré quelques heurts et pillages dans plusieurs villes. Au total, 1 435 personnes ont été interpellées, selon Laurent Nuñez.
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