FRANCE
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Tirs à Trappes: un mort et des blessés dans ce que Macron qualifie d'"attentat terroriste raciste"
L'homme qui a tiré en rafale vendredi depuis une voiture dans la banlieue de Paris, soupçonné d'avoir voulu s'en prendre à des personnes issues de l'immigration, a commis un "attentat terroriste raciste" selon Macron, qui s'est rendu sur place.
Tirs à Trappes: un mort et des blessés dans ce que Macron qualifie d'"attentat terroriste raciste"
Prise de vue dans une rue de Trappes, une banlieue proche de Paris

Le chef de l'État a évoqué "un tournant" et appelé à ne "rien céder" et ne pas "baisser la tête" face aux "idées qui s'installent" à son arrivée à Trappes en début de soirée, commune de banlieue parisienne endeuillée après ces tirs survenus en matinée.

La ville voisine de La Verrière a également été touchée par ce qu'un communiqué de la présidence a qualifié d'"attentat terroriste raciste".

Une personne a été tuée et cinq autres blessées à Trappes et La Verrière dans le département des Yvelines, au sud-ouest de la capitale, selon le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez, dont une enfant de 12 ans.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s'est rapidement saisi des faits. Il a annoncé avoir ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée".

Le maire de Trappes a estimé que la fusillade était "objectivement un attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe". 

"C'est probablement l'un des premiers, une première tentative de crime de masse à connotation islamophobe et raciste", a poursuivi Ali Rabeh (gauche), appelant à la "concorde républicaine".

En déplacement dans cette ville de banlieue populaire, Laurent Nuñez, accompagné de la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a dénoncé un "crime terroriste" et "un acte extrêmement grave", se félicitant de ce que le "périple meurtrier" ait été interrompu.

"Cauchemar"

Après avoir tiré en rafale depuis une voiture, le suspect a été interpellé à Coignières (Yvelines), selon une source policière, indiquant que les faits s'étaient produits vers 10H30 (08H30 GMT).

Il a été "identifié comme étant Kévin T. né en 1987" et placé en garde à vue, tout comme un membre de son "entourage familial direct", a précisé le Pnat.

Il a été interpellé en possession d'un pistolet mitrailleur, de grenades de gaz lacrymogène et est inscrit dans le fichier du Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ), mais est inconnu du renseignement territorial, selon cette source.

La perquisition réalisée à son domicile, situé à Plaisir (Yvelines) selon une source policière, c'est-à-dire à quelques kilomètres des lieux du crime, a révélé "la mise en place d'un dispositif de piégeage de son appartement au moyen de trois bouteilles de gaz et de fils électriques connectés à un minuteur", a expliqué le Pnat.

Nicolas Dainville, maire de La Verrière, a précisé qu'une fille de 12 ans avait été grièvement blessée par huit impacts de balle, mais que son état était désormais "stabilisé".

Il a ajouté que deux hommes de ménage, "de type africain", avaient été blessés alors qu'ils nettoyaient une école par le suspect, qui serait "sorti de son véhicule pour tirer".

"C'est l'effroi, le traumatisme, un cauchemar", a-t-il déclaré.

Selon Ali Rabeh, qui s'exprimait sur la télévision BFMTV, parmi les victimes, "la personne décédée est d'origine africaine et la personne en urgence absolue est d'origine maghrébine". 

SOURCE:TRT français et agences