FRANCE
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Justice: cinq ans d’inéligibilité requis contre Sébastien Delogu
Le député insoumis des quartiers nord de la ville est jugé à Marseille pour la publication de documents privés appartenant à une entreprise. Selon l’élu, la société de nettoyage Laser Propreté avait des liens avec Israël.
Justice: cinq ans d’inéligibilité requis contre Sébastien Delogu
L'élu marseillais a été élu en 2024, il faut également candidat à la mairie de Marseille en 2025

Le parquet a requis mercredi à Marseille une lourde peine de cinq ans d’inéligibilité immédiate à l’encontre du député LFI de Marseille, Sébastien Delogu.

Il était poursuivi pour avoir divulgué des documents privés volés à un chef d’entreprise lors d’un conflit social.

La procureure justifie cette sévérité par le statut de député du prévenu. La procureure Audrey Jouaneton a également requis deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Le jugement a été mis en délibéré au 11 décembre.

L’affaire remonte à septembre 2024, en plein conflit social dans une entreprise de nettoyage marseillaise, Laser Propreté, société chargée de la gare Saint-Charles.

Le 19 septembre 2024, plusieurs représentants du personnel envahissent le bureau de son dirigeant, Isidore Aragones, nommé une semaine plus tôt pour tenter d’apaiser le conflit.

Isidore Aragones, ancien président local du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), constate ensuite qu’un dossier manque à l’appel.

Cinq jours plus tard, certains de ces documents apparaissent sur le compte Instagram de l’élu. Il y dénonce un projet de voyage en Israël du responsable de la société, qui veut ainsi soutenir l’armée israélienne. L’information n’est pas nouvelle : l’intéressé n’a jamais caché son soutien à l’État d’Israël.

Sébastien Delogu plaide la maladresse et assure ne pas avoir voulu stigmatiser l’homme parce qu’il est juif. L’élu s’est toujours impliqué dans la défense des droits des Palestiniens.

Le député a multiplié les démêlés avec la justice ces derniers mois.

Il a été condamné en 2025 pour violences aggravées à l’encontre de deux cadres de l’Éducation nationale. Il doit également être jugé pour outrage le 13 novembre, après une altercation avec deux policiers.

SOURCE:TRT français et agences