Sont concernés des centres-villes, des lieux de pouvoir comme Matignon ou l’Élysée, voire des places régulièrement utilisées pour des manifestations comme Bastille ou République.
La préfecture de police a, par exemple, interdit une manifestation déclarée par Interfac IDF (Île-de-France) à Paris. Le préfet du Rhône a également interdit une manifestation prévue jeudi après-midi à Lyon, organisée par l’Unef et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).
Tous les attroupements et toutes les "manifestations à caractère revendicatif" sont interdits dans de larges secteurs à Lille, dans le nord de la France, et dans la commune voisine de Wattignies, jeudi de 7 h à 22 h, selon un arrêté préfectoral publié mercredi. Des décisions similaires ont été prises à Grenoble, dans le sud-est, à Rennes, dans l’ouest, à Rouen, en Normandie, et à Toulon, dans le sud.
Le ministère de l’Intérieur doit détailler jeudi le dispositif de sécurité prévu pour samedi 24 octobre, journée au cours de laquelle une nouvelle manifestation des Gilets jaunes est prévue.
Le recours à des blindés, aux militaires et aux unités d’élite de la police et de la gendarmerie est déjà acté.

Réunions sur le thème de la sécurité
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis politiques, en présence des ministres de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de la Justice, Gérald Darmanin, ainsi que des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre.
Dans sa lettre aux présidents des partis pour les inviter, le Premier ministre promet la "transparence" sur "le déroulement" du 17 octobre, y compris sur les "difficultés rencontrées", afin que "chacun puisse disposer des mêmes éléments d’information".
Le président Emmanuel Macron, rentré d’une tournée dans le Golfe, a de son côté convoqué à l’Élysée "l’ensemble des services de renseignement", accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation.
Le candidat social-démocrate à la présidentielle Raphaël Glucksmann sera bien présent pour "dire" ses "désaccords" et ses "solutions", a fait savoir à l’AFP un de ses proches.
"L’objectif, c’est pas qu’il déroule. On n’y va pas pour recevoir une leçon ou prendre un cours", a expliqué Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, qui s’y rendra pour son parti, notamment avec la candidate Marine Tondelier.
La France insoumise sera représentée par Manuel Bompard. "Le Premier ministre nous convoque pour parler de tout sauf des raisons de la colère", a-t-il déploré mercredi dans le quotidien Libération. "Nous allons porter la fin de Parcoursup", la très décriée plateforme d’inscription à l’université, "les 10 milliards demandés par les syndicats lycéens et étudiants, le blocage des prix des carburants et l’augmentation du smic et des salaires".
Ce matin sur BFMTV, Manuel Bompard a demandé des excuses au Premier ministre après que celui-ci a accusé LFI d’être à l’origine des débordements du samedi 17 octobre.
La réunion intervient après plusieurs jours de tensions, au cours desquels le chef du gouvernement a sommé les forces politiques de "choisir (...) entre la violence et la République", ciblant La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale), accusée d’avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste.
Autre rendez-vous attendu : la réception par le Premier ministre des maires de Paris, Lyon (centre-est) et Marseille (sud-est), particulièrement touchées par les violences, pour tenter de les rassurer avant la mobilisation du 24 octobre.






















