FRANCE
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France: 70 000 policiers et gendarmes mobilisés pour les manifestations du 24 octobre
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé vendredi la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes pour les manifestations de samedi 24 octobre, promettant d’être "intraitable avec les pilleurs et les casseurs".
France: 70 000 policiers et gendarmes mobilisés pour les manifestations du 24 octobre
Le RAID, le GIGN et la BRI seront prépositionnés, mais "n’ont pas vocation à faire du maintien de l’ordre", a précisé Nuñez

"On ne laissera absolument rien passer", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, affirmant avoir donné des consignes de "plus grande fermeté".

Le dispositif réunira les effectifs locaux, les CRS et les escadrons de gendarmerie mobile. De nombreux hélicoptères, une vingtaine de blindés Centaure, quinze lanceurs d’eau, des drones, des moyens de lutte antidrones et des brigades équestres seront mobilisés.

Des unités d’élite en soutien

Des gendarmes renforceront les policiers dans les zones urbaines et périurbaines. Des agents ont été rappelés de congé et des élèves policiers assureront des missions de soutien, dans la limite de leurs compétences.

Le RAID, le GIGN et la BRI seront prépositionnés, mais "n’ont pas vocation à faire du maintien de l’ordre", a précisé le ministre. Ils pourront notamment garder des bâtiments pour libérer d’autres effectifs.

Laurent Nuñez a affirmé avoir relevé sur les réseaux sociaux des appels aux pillages et des messages de mouvances d’"ultragauche" et d’"extrême gauche radicale" visant des bâtiments publics.

Il a assuré n’avoir donné aucune "consigne de retenue dans le principe de l’intervention", tout en rappelant que l’usage de la force devait être strictement nécessaire et proportionné. Les unités spécialisées pourront réagir en légitime défense si elles sont attaquées, a-t-il ajouté.

Le ministre a également évoqué des enquêtes de l’IGPN sur l’usage de la force les 17 et 18 octobre, sans en confirmer le nombre, soulignant que ces saisines ne préjugeaient pas d’éventuels manquements.

Des parcours encore modifiables

Les préfets pourront modifier les itinéraires jusqu’à vendredi soir selon l’évolution des risques. Les manifestations autorisées doivent, selon Laurent Nuñez, disposer d’un service d’ordre et privilégier des parcours éloignés des secteurs commerçants.

Les couvre-feux restent en vigueur dans les zones sensibles. Des restrictions sur le transport d’artifices et de carburants ont également été prises.

À Lyon, l’arrêté publié vendredi interdit les manifestations samedi dans la Presqu’île, le Vieux-Lyon, le 6e arrondissement et une partie du 3e, comprenant notamment la préfecture, le palais de justice et la gare Part-Dieu.

232 personnes incarcérées

Des cellules judiciaires sont prévues dans chaque département et à la préfecture de police de Paris pour traiter rapidement les éventuelles interpellations. Les investigations se poursuivront après les manifestations.

Laurent Nuñez a annoncé près de 500 interpellations réalisées après le 17 octobre grâce aux enquêtes, en complément des quelque 2 400 arrestations signalées le jour des faits. Il a notamment cité les auteurs présumés de l’incendie de la mairie de Limoges.

Sur le réseau social américain X, Gérald Darmanin a fait état de 232 personnes incarcérées, de 1 144 personnes déférées, de 263 procédures retenant la qualification de bande organisée et de plus d’une centaine d’informations judiciaires ouvertes. Les poursuites concernant les violences les plus graves continueront dans les prochaines semaines, selon le ministre de la Justice.

Cette mobilisation intervient une semaine après les dégradations, pillages et attaques de bâtiments publics survenus dans plusieurs villes en marge des manifestations du 17 octobre contre la vie chère. Jeudi, Emmanuel Macron avait recommandé l’absence de manifestations dans les jours suivants.

SOURCE:TRT français et agences