La justice semble vouloir agir avec célérité. Ce dossier parisien est en effet devenu une affaire nationale et toutes les municipalités scrutent avec attention les CV des candidats du périscolaire.
Trois plaintes ont été déposées à Paris envers notamment la maire de l’époque, Anne Hidalgo et le maire actuel Emmanuel Grégoire qui était adjoint au maire pendant six ans. Patrick Bloche, qui fut en charge des affaires scolaires à l’Hôtel de Ville et premier adjoint d’Anne Hidalgo jusqu’en 2026, est également visé.
"Nous avons plusieurs plaintes (...) de différentes origines qui ont été jointes et donc les investigations sont lancées. Elles ont été confiées à des services spécialisés." a déclaré au micro de France Inter la procureure Laure Beccuau.
Les plaignants demandent à la justice d’enquêter sur ces élus pour savoir si ils étaient informés des dérives ayant lieux au sein du service périscolaire de la Ville de Paris.

Les familles dénoncent le manque de réaction des élus
Le collectif "MeTooEcole" réunit des familles parisiennes dont les enfants sont scolarisés dans des écoles des 9ᵉ, 11ᵉ et 15ᵉ arrondissements, leur plainte évoque la mise en danger délibérée d'autrui, la non-assistance à personne en danger et la non-dénonciation d'infraction sur les enfants.
Les alertes internes au sujet du périscolaire semblent avoir été lancées dès 2015, les familles commencent à s’organiser en 2021 face au manque d’action de la municipalité et en 2025, l’affaire devient médiatique.
Il est à noter que l’une des plaintes a été déposée par Rachida Dati, élue d’opposition au Conseil de Paris.
Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville de Paris. Parmi eux, 52 sont soupçonnés de violences sexuelles ou sexistes.
Plus de 200 enquêtes pénales sont par ailleurs en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, selon le parquet.























