Le président des Républicains a annoncé mardi son intention de supprimer le droit du sol par référendum s’il est élu, tout en rejetant la proposition de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe de réunir la droite et le centre en vue d’un éventuel rassemblement.
Le candidat LR souhaite que les Français soient directement consultés sur plusieurs mesures qu’il estime difficiles à faire adopter par la voie parlementaire.
“Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire”, a déclaré Bruno Retailleau.
Il envisage notamment, après une révision constitutionnelle, de soumettre à référendum deux textes de loi. Le premier viserait à “réduire l’immigration”, que le ministre de l’Intérieur considère comme “devenue une charge” pour la France. Le second porterait sur “une politique pénale de grande fermeté”.
Parmi les mesures envisagées figure la suppression du droit du sol, qui permet sous certaines conditions à une personne née en France d’acquérir la nationalité française. Retailleau estime que certaines de ses propositions ne pourraient être mises en œuvre sans l’intervention directe du peuple.
“Avec des idées très très fortes que les juges n’accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple de renoncer au droit du sol”, a-t-il déclaré.

“On ne peut pas devenir français par hasard”
Bruno Retailleau défend depuis plusieurs mois une ligne particulièrement ferme sur l’immigration. Au début de l’été, il avait notamment cité le cas de Mayotte, où le droit du sol a été restreint par une réforme constitutionnelle.
“On a fait l’abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ?”, avait-il déclaré.
“On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique”, avait-il ajouté.
Cette position place l’immigration au cœur de sa stratégie pour la présidentielle, alors que le sujet devrait constituer l’un des principaux terrains de confrontation entre les candidats de droite et d’extrême droite.























