Le Premier ministre canadien Mark Carney a averti jeudi que "certains, à l'extérieur de nos frontières" cherchaient à briser le Canada afin de pouvoir "nous posséder", appelant la province pétrolière de l'Alberta à rejeter, lors du référendum de lundi, le lancement d'un processus de séparation.
"Il y a des gens, à l'extérieur de nos frontières, qui travaillent à nous briser pour pouvoir nous posséder", a déclaré Mark Carney lors d'un rassemblement en faveur de l'unité nationale à Calgary.
Le référendum de lundi comprend dix questions portant notamment sur l'immigration, les services publics, les pouvoirs constitutionnels et l'avenir de l'Alberta au sein du Canada. La question relative à la séparation propose d'engager une procédure juridique en vue d'un vote contraignant ultérieur, plutôt que de décider directement de l'indépendance de la province.
La Première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, soutient le maintien de la province au sein du Canada, tout en appuyant les neuf autres propositions soumises au vote.
Selon les sondages, moins d'un quart de la population de l'Alberta est favorable à une séparation d'avec le Canada.
"Soyons clairs, ce référendum intervient au pire moment possible", a déclaré Mark Carney, mettant en garde contre un monde de plus en plus dangereux et divisé.
Les séparatistes de l'Alberta expriment des frustrations conservatrices récurrentes, allant des inquiétudes liées à l'immigration aux craintes plus générales concernant l'érosion des libertés individuelles. Leurs revendications portent toutefois souvent sur la gestion de l'industrie pétrolière.
Reconnaissant les frustrations de longue date des Albertains à l'égard du gouvernement fédéral concernant les ressources énergétiques, Mark Carney a mis en avant le projet de pipeline Pacific Link. Selon lui, cette infrastructure permettrait de créer plus de 140 000 emplois et de réduire la dépendance du Canada envers les États-Unis.
"Que l'Alberta montre la voie au lieu de partir", a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a appelé les électeurs à rendre un verdict sans ambiguïté le 19 octobre, estimant qu'une séparation entraînerait "des années de profondes divisions et une grande incertitude".
"Un vote contre le Canada est un pari dangereux qui conduira à des années de profonde incertitude et à des occasions perdues", a-t-il ajouté.














