L’intensification de la guerre au Yémen va de pair avec la fragilisation du système sanitaire. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a averti que le système de santé yéménite, déjà fragile, subit une pression croissante alors que l'intensification des combats entraîne un afflux de blessés vers les hôpitaux.
Dans un communiqué, le CICR a indiqué que les structures de santé de Marib, de Taïz et de la côte de la mer Rouge accueillaient le plus grand nombre de victimes, certains établissements situés en première ligne recevant plus de 700 patients en une seule semaine.
Un afflux massif de blessés
"Les équipes de traumatologie sont soumises à une pression immense", a déclaré Feras Abusamra, coordinateur du système de santé au CICR, soulignant que peu d'établissements sont en mesure de prodiguer des soins traumatologiques complets en raison des pénuries de matériel chirurgical, d'anesthésiques, d'oxygène et de médicaments.
"Nous craignons que la capacité du système de santé à absorber un afflux massif de blessés ne soit extrêmement limitée", a déclaré Christine Cipolla, cheffe de la délégation du CICR au Yémen.
Cet avertissement fait suite à une alerte distincte du ministère yéménite de la Santé, selon laquelle les hôpitaux de Taïz risquent de suspendre des services essentiels — notamment la chirurgie d'urgence, les soins intensifs et la dialyse — en raison de l'épuisement des stocks de fournitures médicales et de carburant.
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