La justice a décidé de sévir et de sévir vite. Présenté en comparution immédiate ce jeudi, le père de famille a été condamné à six mois de prison ferme et immédiatement incarcéré. Cette sévérité est rarissime", ra éagit l'avocat de l'enseignante et du rectorat de Toulouse, Me Jocelyn Momasso-Momasso, après le délibéré.
L’homme s’est excusé lors de l’audience, admettant ne pas être très fier de son comportement, mais il a menacé une enseignante de décapitation, faisant ainsi ressurgir le souvenir de l’affaire Samuel Paty, ce professeur d’histoire décapité en octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) après une accusation d’islamophobie.
Les faits en question se sont déroulés vendredi dernier au Fauga, en Haute-Garonne, une commune de 2600 habitants. Le père est convoqué à l’école primaire de son fils, qui a été puni par un de ses professeurs pour un comportement insolent. L’enfant est en CM2.
Cette convocation a a priori énervé l’homme en question puisqu’il s’en est pris à une autre enseignante qui était à l’extérieur de l’établissement, menaçant de "lui couper la tête". Il l’a ensuite suivie à l'intérieur de l'école et a répété ses propos devant la directrice de l'établissement et l'inspectrice.
"On ne traite pas mon fils de caïd, ne soyez pas étonnée s'il vient avec un couteau et qu'il vous plante", aurait-il ajouté, selon un reportage de France 3 Occitanie.
“Un message fort du tribunal”
L’avocat du rectorat s’est dit satisfait du verdict. "C'est un message très fort du tribunal de Toulouse qui dit aujourd'hui qu'on ne peut pas impunément, finalement, dire à une enseignante que l'on va la décapiter, en raison du passif qu'a connu la République ces six dernières années".
L’affaire avait fait réagir au niveau national. Le ministre de l'Education nationale, Édouard Geffray, a dénoncé sur X des faits "d'une extrême gravité". Le ministre a souligné que, dans ce cas présent, le décret publié cet été pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d’élèves sera appliqué.
Un décret publié en juillet permet à un chef d'établissement de demander le transfert d’un élève vers une autre école si un membre de sa famille représente "une menace sérieuse pour la sécurité, la santé ou le bon fonctionnement de l’établissement".






















