FRANCE
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France: le RN prend ses distances avec le policier raciste de Carcassonne
Le principal parti d'extrême droite en France essaie d’éteindre l’incendie provoqué par la vidéo dans laquelle un policier municipal de Carcassonne multiplie les propos racistes. Le brigadier-chef et trois de ses collègues ont été suspendus.
France: le RN prend ses distances avec le policier raciste de Carcassonne
Un maire RN a été élu maire de Carcassonne aux dernières municipales

La vidéo tourne sur les réseaux sociaux depuis deux jours. Elle a été diffusée par le quotidien régional Midi Libre. Durant une patrouille, la caméra piéton d’un des policiers municipaux de Carcassonne (sud-ouest) tourne à son insu et enregistre des propos violents.

L’individu était non seulement policier municipal de la mairie d’extrême droite de Carcassonne, mais également membre du Rassemblement national (RN).
Sans attendre, le RN a annoncé mercredi l'exclusion immédiate de l'agent.


Et depuis, le Rassemblement national explique dans les médias que cet homme n’est pas représentatif du parti d’extrême droite. La direction du RN a condamné "avec la plus grande fermeté" dans un communiqué ces propos "pénalement répréhensibles".
Le policier a été radié des effectifs du service d'ordre ainsi qu’exclu du Rassemblement national.
Le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a lâché le policier qui est pourtant un proche, selon la presse régionale. Dans une conférence de presse ce mercredi, il a déclaré : "Ces propos sont scandaleux, des propos racistes, misogynes, homophobes, complotistes, qui sont à vomir et qui sont inexcusables, je les condamne avec la plus grande fermeté."
Le maire de Perpignan, Louis Aliot, est monté au créneau ce matin sur France Info pour expliquer que de tels individus n’ont pas leur place au RN. "C'est un cas isolé" et une "affaire purement montée", assure le vice-président du RN.

4 policiers municipaux suspendus

Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mercredi avoir ordonné, dans un message posté sur X, un "contrôle de la police municipale de Carcassonne par l'inspection générale de l'administration (IGA)", et condamné les propos "à caractère raciste" de policiers de cette ville, "indignes de l'uniforme de la police municipale".


Ces propos, accidentellement captés en novembre 2025 par la caméra piéton d'une patrouille, ont conduit le parquet de Carcassonne, qui a confirmé à l'AFP avoir ouvert une enquête, à ordonner mercredi soir la suspension des policiers mis en cause.

Les propos sont clairement racistes et toutes les communautés sont épinglées. "Hier, ils étaient sur un chameau, aujourd'hui une voiture...", lance le policier à ses collègues. Il poursuit ainsi: "J'en peux plus, du bicot, du nègre..." ou encore "avec Macron, on va tous devenir musulmans."


Dans la vidéo enregistrée, l'agent encarté au RN commente après avoir répondu à une administrée qui appelle après avoir percuté un animal "non, c'est peut-être un migrant, un petit Kirikou", avant d'ajouter en imitant un accent africain : "Kirikou dans la savane (...) il est venu en France, il est percuté par un véhicule."


L'émergence de cette vidéo a provoqué mercredi une avalanche de réactions indignées, du gouvernement aux partis principalement de la gauche et du centre, à quelques mois de la présidentielle. Dans la vidéo, le policier relaie également la théorie complotiste selon laquelle la femme du président français, Brigitte Macron, serait une personne trans. "On essaye de cacher ça au monde entier", dit-il.

SOURCE:TRT français et agences