Après douze années de présence en Irak pour combattre le groupe Daech, la coalition internationale dirigée par les États-Unis achève son retrait du pays.
Les derniers militaires américains et membres de la coalition doivent quitter leurs dernières positions en Irak d’ici mercredi 30 septembre, conformément à l’accord conclu en 2024 entre Bagdad et Washington. Une partie des forces et des équipements a déjà été transférée vers la Jordanie, où la coalition entend poursuivre ses opérations contre Daech.
Ce retrait marque la fin d’une mission militaire internationale lancée en 2014, après la progression fulgurante de l’organisation terroriste qui s’était emparée de vastes territoires en Irak et en Syrie. Les forces de la coalition avaient notamment apporté aux forces irakiennes un soutien aérien, du renseignement, un appui logistique et des capacités de formation.

De la lutte contre Daech à la souveraineté irakienne
Le retour des forces américaines en Irak en 2014 était intervenu près de trois ans après leur retrait initial du pays. Leur nouvelle mission visait alors à soutenir les forces irakiennes dans la lutte contre Daech, qui contrôlait à son apogée près d’un tiers du territoire irakien.
Après plusieurs années de combats, l’organisation a perdu son contrôle territorial en Irak. Elle conserve toutefois des cellules clandestines capables de mener des attaques, notamment dans certaines zones rurales et montagneuses.
Le retrait de la coalition doit désormais permettre aux forces irakiennes d’assumer pleinement la responsabilité de la sécurité nationale. La France et l’Irak avaient récemment souligné l’importance de renforcer les capacités irakiennes et le monopole de l’État sur les armes, dans le cadre d’une coopération bilatérale appelée à se poursuivre après la fin de la mission de la coalition.
L’Italie a également achevé le retrait de ses forces après douze années de présence, tout en maintenant deux Carabiniers dans le cadre d’une mission distincte de l’Union européenne.
Les craintes d’un vide sécuritaire
Si Bagdad présente le départ des forces étrangères comme une étape vers la consolidation de sa souveraineté, le retrait suscite également des inquiétudes.
La fin de la présence militaire de la coalition ne signifie pas pour autant la fin de la coopération internationale avec l’Irak. Washington doit poursuivre ses efforts de lutte contre Daech depuis la Jordanie, tandis que plusieurs pays maintiennent des programmes de formation et de coopération avec les forces irakiennes.
La France a notamment réaffirmé sa volonté de poursuivre une coopération militaire bilatérale avec Bagdad, notamment pour renforcer les capacités irakiennes à protéger ses frontières et à assurer sa souveraineté.




















