Après avoir frôlé les 110 dollars, le baril de Brent est toujours à 108 dollars ce mardi. Il a désormais gagné plus de 18 % sur un mois.
La situation est particulièrement tendue et les marchés financiers montrent des signes de nervosité, car la situation au Moyen-Orient se dégrade pour l’Arabie saoudite et pour le commerce des hydrocarbures. La Bourse de Paris est dans le rouge à cause notamment de la hausse importante du prix du pétrole.
Riyad a fermé son oléoduc stratégique Est-Ouest, capable d’acheminer environ quatre millions de barils par jour en contournant Ormuz. Les Saoudiens, premiers exportateurs mondiaux de brut, inspectent l’infrastructure après une attaque de drones, mais Riyad se retrouve surtout privé de ses deux principales voies d'exportation. L'oléoduc Est-Ouest était justement sa solution de contournement pour éviter Ormuz.
Ajoutons qu’hier, seulement quatre navires de marchandises ont franchi le détroit d’Ormuz, contre environ 125 par jour avant le conflit.
L’approvisionnement en pétrole brut est devenu presque un casse-tête pour les compagnies maritimes, car les Houthis, alliés de l’Iran, ont pris le contrôle de l’autre voie maritime pour le transport du pétrole.

Les Houthis contrôlent le détroit de Bab-Al-Mandeb
Tous les yeux sont tournés vers l’Arabie saoudite, qui est bousculée par les rebelles houthis du Yémen.
Ceux-ci ont infligé ces derniers jours d'importants revers aux forces gouvernementales yéménites et à leur allié saoudien, et ils ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb.
Bab el-Mandeb est l’équivalent sur la mer Rouge du détroit d’Ormuz. Le détroit sépare la péninsule Arabique de la Corne de l’Afrique, et il permet d’accéder au canal de Suez et donc à la mer Méditerranée. Bab el-Mandeb appartient à cette poignée de passages dont la maîtrise commande le rythme des échanges mondiaux.
C’est un passage stratégique pour les navires dépendant de [[l'Europe à l'Asie]], d’autant plus important aujourd’hui que le détroit d’Ormuz est bloqué.
Va-t-on voir le commerce mondial de pétrole encore bouleversé?
Cette matière première est principalement convoyée par voie maritime depuis le Moyen-Orient. Si des routes alternatives ont été mises en place après le début de la guerre États-Unis-Iran, les volumes exportés sont bien moindres.
Enfin, si les affrontements se calment, le coût du fret va certainement prendre l’ascenseur, ce qui, par effet domino, va renchérir le coût des marchandises.






















