Le Franco-Algérien originaire de Marseille, fief de la DZ Mafia, a été interpellé le 20 juillet, puis placé sous contrôle judiciaire, a précisé une source judiciaire.
Mehdi Laribi est considéré comme l’un des fondateurs de l’organisation qui contrôle le trafic de drogue à Marseille et dont les activités se sont étendues à d’autres villes de France.
"Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée a été interpellée en Algérie. Merci aux autorités algériennes pour cette avancée", a salué le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur X.
"Merci aux autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération en lien avec le parquet national anticriminalité organisée (PNACO) et le parquet de Marseille", a-t-il ajouté.
Mehdi Laribi était visé par un mandat d’arrêt émis dans le cadre de la vaste enquête baptisée "Octopus", conduite par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.
Les investigations avaient conduit à un important coup de filet dans le sud de la France en mars, mobilisant quelque 900 gendarmes, qui avaient interpellé une quarantaine de personnes, dont 26 ont été mises en examen. Parmi elles figuraient plusieurs chefs présumés de la DZ Mafia, dont Amine Oualane et Gabriel Ory, déjà détenus à l’époque et soupçonnés de piloter leurs activités criminelles depuis leurs lieux de détention.
Mehdi Laribi était en fuite depuis plusieurs années. L’Algérie n’extrade pas ses ressortissants, a rappelé une source judiciaire.
Dans un contexte diplomatique tendu entre la France et l’Algérie, Gérald Darmanin avait effectué en mai une visite à Alger, souhaitant notamment évoquer la coopération entre les deux pays dans la lutte contre la DZ Mafia, un nom qui fait référence à "Djazaïr", l’Algérie.
La justice française a formulé une dizaine de demandes d’entraide visant des dirigeants de la DZ Mafia qui se trouveraient de l’autre côté de la Méditerranée.
Selon des sources policières, les activités de l’organisation criminelle, dépourvue de hiérarchie structurée, se sont "diversifiées" au-delà du trafic de drogue, notamment dans l’extorsion de commerces.























