Brussels Airlines a annoncé mardi une perte d’exploitation ajustée (EBIT) de 70 millions d’euros (80 millions de dollars) pour le premier semestre 2026, imputable à la hausse des coûts du carburant, à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Est et aux perturbations causées par des grèves.
Cette perte a diminué de 50 % par rapport à la même période l’an dernier, malgré une croissance du trafic de passagers et du chiffre d’affaires.
La compagnie aérienne belge a transporté 4,5 millions de passagers sur 34 200 vols au cours du premier semestre, soit des hausses respectives de 8,1 % et de 5,5 % par rapport à l’année précédente.

La compagnie a indiqué que les troubles au Moyen-Orient avaient fait grimper les prix du pétrole, augmentant ainsi ses coûts de carburant de 64 millions d’euros par rapport au premier semestre 2025.
Elle a également précisé que l’épidémie d’Ebola dans certaines régions d’Afrique de l’Est avait affaibli la demande de voyages et engendré des difficultés opérationnelles liées à des problèmes d’organisation des équipages et aux restrictions de déplacement.
Les grèves et les manifestations en Belgique, notamment les perturbations à l’aéroport de Bruxelles et l’arrêt de travail des contrôleurs aériens belges, ont également amputé les bénéfices de trois millions d’euros, a indiqué la compagnie aérienne.
Pour 2027, Brussels Airlines a annoncé la suspension de son projet d’ajouter deux Airbus A330 à sa flotte long-courrier, maintenant ainsi celle-ci à 11 appareils. Cette décision s’explique par une rentabilité plus faible que prévu, les grèves répétées en Belgique et l’incertitude géopolitique.
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