La Fédération palestinienne de football (PFA) a accusé la FIFA de ne pas avoir appliqué ses propres règlements à l'encontre d'Israël, dénonçant des années d'inaction malgré la destruction du football palestinien.
Dans un communiqué publié lundi, la PFA affirme que plus de 1.013 joueurs, entraîneurs, arbitres, dirigeants et membres de la communauté du football palestinien ont été tués durant le génocide mené par Israël à Gaza. Elle indique également que des stades, des centres d'entraînement et d'autres infrastructures sportives ont été détruits.
La fédération palestinienne reproche aussi à la FIFA de ne pas avoir agi contre les clubs installés dans les colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés, affirmant que les plaintes qu'elle dépose depuis plus de quinze ans sont restées sans réponse.
"Le silence, alors qu'un génocide est commis sous les yeux du monde, équivaut à une complicité", affirme la PFA, ajoutant que le football palestinien "ne peut plus se contenter de promesses à la place d'actions".
L'an dernier, la FIFA avait déclaré qu'elle ne bannirait pas Israël des compétitions internationales, estimant qu'elle ne pouvait pas "résoudre des problèmes géopolitiques". Cette position avait suscité de vives critiques.
De nombreux supporters avaient accusé la FIFA d'appliquer un double standard en refusant de sanctionner Israël, alors qu'elle avait rapidement suspendu la Russie après le début de la guerre en Ukraine.
La Fédération anglaise prête à retirer son soutien à Infantino
Parallèlement, alors que la pression s'accentue sur Gianni Infantino, The Athletic affirme que la Fédération anglaise de football (FA) s'apprête à retirer son soutien à sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de la FIFA.
La FA a publié un communiqué exprimant son mécontentement après la tentative avortée d'Infantino de céder 21 % des activités commerciales et événementielles de la FIFA à un investisseur privé.
"Il est temps de procéder à un examen complet et rigoureux de la direction et de la gouvernance de la FIFA afin de garantir que le football mondial soit dirigé avec transparence, dans l'intérêt des 211 fédérations membres et avec une vision de long terme", indique le communiqué.
Âgé de 56 ans, Gianni Infantino préside la FIFA depuis février 2016. Il briguera un nouveau mandat l'an prochain, après avoir été réélu sans opposition en 2019 et en 2023.
Les fédérations galloise et serbe de football ont également annoncé lundi qu'elles retiraient officiellement leur soutien à sa réélection.
"Nous souhaitons rappeler que nous avions apporté notre soutien écrit à M. Infantino le 25 mai dernier. Mais, après avoir examiné attentivement les événements qui ont gravement porté atteinte à la réputation de la FIFA et de son président, il s'agit de la seule décision logique et rationnelle", a déclaré la Fédération serbe de football (FSS).
Les candidatures pour contester la présidence de Gianni Infantino doivent être déposées avant le 18 novembre.
Le président de la CONCACAF et vice-président actuel de la FIFA, Victor Montagliani, devrait également se porter candidat.























