Le déficit budgétaire de l'État français s'est établi à 106,8 milliards d'euros au premier semestre 2026, en hausse de 6,4 milliards d'euros par rapport à la même période de l'année précédente, selon les données publiées mardi par le ministère de l'Action et des Comptes publics.
Entre le 1er janvier et le 30 juin, les dépenses de l'État ont continué de progresser plus rapidement que ses recettes, illustrant les difficultés du gouvernement à redresser durablement les finances publiques.
Les recettes du budget général, hors comptes spéciaux et budgets annexes, ont augmenté de 2,8 % sur un an, portées notamment par une hausse des recettes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), en progression de 4,2 % à périmètre constant, et de l'impôt sur le revenu, en hausse de 2,7 %.
Les comptes de l'État ont également bénéficié de la restitution de 6,9 milliards d'euros de dotations arrivées à échéance accordées à l'Agence nationale de la recherche, bien que cette évolution ait été partiellement compensée par un recul des recettes provenant des taxes sur les produits énergétiques.
Dans le même temps, les dépenses totales ont progressé de 5,6 % sur les six premiers mois de l'année.
Cette augmentation est principalement imputable à l'alourdissement du coût de la dette. L'État a versé 34,5 milliards d'euros d'intérêts à ses créanciers au cours du semestre, soit une hausse de près de 19 % par rapport à la même période en 2025, sous l'effet conjugué de l'augmentation de l'endettement et du niveau des taux d'intérêt.
Les dépenses militaires ont également augmenté, en raison de la mise en œuvre de la programmation militaire et des surcoûts opérationnels, selon le ministère. Cette tendance devrait se poursuivre après l'adoption, le 1er juillet, d'une nouvelle loi de programmation militaire prévoyant une augmentation de 36 milliards d'euros du budget de la défense sur la période 2026-2030.
Par ailleurs, la contribution française au budget de l'Union européenne a progressé de 23 % au premier semestre.
Au total, hors comptes spéciaux et budgets annexes, l'État a perçu 187,7 milliards d'euros de recettes et engagé 276,8 milliards d'euros de dépenses entre janvier et juin. Ses décaissements ont ainsi dépassé de 47,5 % les montants encaissés, contribuant à la poursuite de l'augmentation de la dette publique.
Ces résultats interviennent alors que le gouvernement a récemment reconnu qu'il pourrait ne pas atteindre son objectif de réduction du déficit public rapporté au produit intérieur brut (PIB) en 2026, malgré les mesures d'économies annoncées.






















