Le président américain Donald Trump a déclaré que les grandes compagnies pétrolières gagnaient “trop d'argent” en raison des prix élevés découlant de la pénurie de pétrole brut causée par la guerre contre l'Iran.
“Je n'aime pas ça. Ils gagnent trop d'argent, d'accord ? Ils profitent d'une pénurie pour s'enrichir excessivement”, a déclaré Trump aux journalistes à la Maison Blanche.
Du reste, le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé mardi une hausse de 44% de son bénéfice net au deuxième trimestre par rapport à la même période l'année dernière, porté par l'envolée des prix du brut sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Le chiffre d’affaire d’Aramco bondit de 44 %
Aramco, fleuron de l'économie saoudienne qui figure parmi les entreprises les plus valorisées au monde, a indiqué dans un communiqué que son bénéfice net avait atteint 122,6 milliards de rials saoudiens (32,7 milliards de dollars) au deuxième trimestre 2026, contre 85 milliards de rials (22,67 milliards de dollars) sur la même période en 2025.
"Malgré les perturbations sans précédent de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz, nous avons continué à démontrer notre capacité à assurer la continuité de nos activités en nous appuyant sur la diversité de nos actifs et sur une planification menée depuis plusieurs décennies, notamment grâce à des infrastructures stratégiques telles que l'oléoduc est-ouest, nos capacités de stockage et nos terminaux d'exportation", a déclaré le dirigeant d'Aramco, Amin H. Nasser, dans un communiqué.
Aramco a en effet livré chaque jour des millions de barils de brut aux marchés grâce à oléoduc est-ouest qui relie ses installations énergétiques sur le Golfe aux terminaux d'exportation sur la mer Rouge.
La reprise des hostilités au Moyen-Orient en juillet a toutefois provoqué une rechute de la navigation dans le détroit d'Ormuz ainsi qu'une hausse des risques en mer Rouge, ce qui devrait se concrétiser par un creux du nombre de barils produits.
La volatilité des marchés de l'énergie, le pétrole et le gaz est de mise. Elle oscille entre fortes hausses et lourdes pertes au gré des développements du conflit.
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