La ministre israélienne objet de la plainte déposée par des avocats marocains et anciens bâtonniers / Photo: Reuters (Reuters)

Des avocats et d’anciens bâtonniers ont saisi la justice marocaine, lundi, afin de porter plainte contre la ministre israélienne des Transports pour crimes de guerre.

Miri Regev est attendue aujourd’hui, mardi, à Marrakech, dans le cadre de sa participation à la quatrième Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, qui se tient du 18 au 20 février dans la cité ocre. A la veille de cet événement, le Groupe d’action nationale pour la Palestine a confirmé l’action menée auprès de la Cour d’appel de Rabat.

Dans un communiqué, l’instance a fait savoir que cette plainte demandait à questionner Miri Regev sur “son passé criminel et sa responsabilité au sein du gouvernement [israélien, ndlr] actuel, pour avoir commis des crimes de guerre et un génocide”.

Des centaines de personnes ont participé à une manifestation dans le centre de Casablanca, mercredi, pour soutenir la cause palestinienne et dénoncer les crimes israéliens

Posted by TRT Français on Thursday, October 17, 2024

Une provocation des “sentiments du peuple marocain”

Dans le même sens, le groupe fustige la présence de la ministre sur le territoire marocain, qualifiant sa participation de “provocation des sentiments du peuple marocain”. A ce titre, il a appelé les autorités judiciaires à “prendre les mesures juridiques nécessaires à son encontre”, à son arrivée au royaume.

Le voyage de la ministre israélienne est contesté au Maroc, dans le contexte de la guerre israélienne dans la bande de Gaza.

Le secrétaire général de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Aziz Hanawi, a confirmé à la presse marocaine que “la plainte a été déposée devant la Cour d’appel de Rabat contre la ministre sioniste et terroriste Miri Regev”.

Le bâtonnier Me Abderrahim Jamai a déclaré à des médias marocains, à la sortie du tribunal que “c’est la moindre des choses à faire, face aux criminels de guerre israéliens”.

“La plainte est claire. Elle s’appuie sur les actes commis ainsi que sur les déclarations de la ministre dans la presse israélienne et internationale. Nous avons également cité les décisions de la Cour de justice internationale…”, a-t-il ajouté.

TRT Français et agences