Une pétition est en ligne pour être envoyée à la vice-présidente des Etats-Unis Kamala Harris. Le texte rappelle ce concept très simple : “Soigner n’est pas un crime, attaquer délibérément des hôpitaux, le personnel soignant et les patients l’est“.
L’arrestation du médecin-chef de l'hôpital Kamal Adwan, vendredi dernier, a choqué.
Comme pour les autres hôpitaux détruits, Israël prétend qu’ils servaient de “centres de commandements pour le Hamas”. Les soldats ont mis le feu à l’établissement tuant des malades en soins intensifs. Israël clame avoir arrêté 250 membres du Hamas dans cet hôpital, sans apporter aucune preuve de ce qu’il avance.
Des militants pro-palestiniens à travers le monde se mobilisent depuis vendredi pour demander sa libération. Beaucoup ont peur qu’il meure en prison comme le docteur Adnan al-Bursh, directeur de l'hôpital Al-Shifa mort dans la prison israélienne Ofer.
Dr. Hussam Abu Safya a aussi marqué les esprits par son courage. Il est resté jusqu’au bout avec ses patients, dénonçant le manque de médicaments, les bombardements sur l'hôpital et luttant contre l’évacuation des patients.
La voix cassée, le visage fatigué, il a posté maintes vidéos pour appeler à l’aide la communauté internationale qui n’a rien fait pour empêcher la destruction de l’unique hôpital disponible au nord de Gaza.
#FreeDrHussamAbuSafiya, ce hashtag a envahi le net en quelques jours. Des médecins lambdas du monde entier postent sur X des appels à la libération du médecin-chef de l'hôpital Kamal Adwan du nord de Gaza. En France, peu de mobilisation pour le médecin. Eric Coquerel de La France insoumise a lancé un appel exigeant la libération du médecin.
En quelques jours, l’homme est devenu une icône. Même les artistes lui rendent hommage comme l'artiste yéménite Saddam al-Adimi qui a créé une œuvre sur l'histoire du médecin. L’image a fait le tour des médias, on voit l’homme se rendre dans sa blouse blanche vers les soldats israéliens qui sont dans un tank, il marche seul parmi les décombres de ce qui était son hôpital. Il est seul et non armé, mais sera violemment arrêté.
Du côté des Nations unies, Donald Tusk, le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme estime que les accusations d’Israël sont vagues et que la destruction des centres de soins et hôpitaux est une forme de punition collective, ce qui peut constituer un crime de guerre. “Les seuls sanctuaires où les Palestiniens devraient se sentir en sécurité sont devenus des pièges mortels“, a-t-il déclaré.