“Nous sommes fiers de vous annoncer que nous bloquons le plus grand musée du monde”, proclame un tract affiché aux abords du Louvre.
La direction du musée précise que cette mobilisation, menée par des étudiants de l’École du Louvre, est indépendante de l’établissement. Le musée est utilisé comme “une chambre d’écho” à leur mouvement et n’a pas pu ouvrir normalement à 09H00.
Selon la CGT, qui soutient l’action sans y participer, le Louvre devait rester fermé au moins “jusqu’à midi”. La CFDT indique de son côté que des étudiants de l’École des Beaux-Arts participent également à la mobilisation.
L’action s’inscrit dans le prolongement de la contestation lycéenne qui a débuté à la mi-septembre, ainsi que dans un contexte social tendu après la journée nationale de mobilisation contre la vie chère, organisée samedi et marquée par des violences dans plusieurs villes françaises.
Dans leur tract, les étudiants ne font toutefois pas directement référence à cette mobilisation. Ils présentent leur action comme faisant partie de “la lutte pour le droit d’étudier, de travailler, de vivre librement dans de bonnes conditions”.
Située au sein du musée, l’École du Louvre est un établissement d’enseignement supérieur spécialisé notamment dans l’histoire de l’art, l’archéologie, l’épigraphie, l’anthropologie et la muséologie.
Cette mobilisation intervient exactement un an après le spectaculaire cambriolage qui avait frappé le Louvre le 19 octobre 2025 et plongé le musée le plus visité au monde dans une profonde crise.
Depuis cette date, l’accès au musée a également été perturbé à plusieurs reprises par un mouvement de grève du personnel. Les syndicats réclament notamment de meilleures conditions de travail et de rémunération.

















