Clair-obscur dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump a tempéré, hier, les espoirs de l’imminence d’un accord entre Washington et Téhéran en vue de ramener la paix dans le Golfe. Il a mis le nucléaire au centre de l’accord, tandis que l’Iran mettrait notamment en avant le dégel de ses avoirs.
Pour le président américain, les négociations avec l’Iran se déroulent de manière "ordonnée et constructive" et il a promis que le blocus contre l’Iran serait maintenu jusqu’à la conclusion d’un accord définitif.
"J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur", a écrit, dimanche, Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, en précisant aussi que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur "jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé".
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a souligné la difficulté à conclure un accord sur le nucléaire iranien en "soixante-douze heures", expliquant que la question est stratégique. "Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peut-être aujourd’hui [lundi], je ne m’avancerais pas trop là-dessus", a déclaré le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, depuis New Delhi où il est en visite, en référence à la possibilité d’un accord avec l’Iran.
Par ailleurs, Rubio a affirmé qu’Israël aurait le droit de se défendre quel que soit l’accord entre Washington et Téhéran. Il faisait allusion aux propos du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, qui a affirmé, dimanche, que Donald Trump avait, lors d’un appel, réitéré "le droit" d’Israël à combattre au Liban.
"Israël a toujours le droit de se défendre. Chaque pays du monde en a le droit. Et donc si le Hezbollah s’apprête à lancer des missiles ou lance des missiles contre Israël, il a le droit de riposter", a dit le secrétaire d’État américain.
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