Selon la chaîne israélienne Channel 7, ce changement de statut fait suite à une période de coordination entre des responsables des ministères de la Défense et de l'Intérieur, dans le cadre des politiques israéliennes d'expansion des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés.
Yossi Asraf, chef de la municipalité de Givat Ze'ev, a affirmé que cette mesure favoriserait la croissance et améliorerait les services dans la colonie, qui abrite plus de 35 000 colons israéliens. Celle-ci a été créée en 1977.
Une colonisation soutenue par le gouvernement
Ce changement de statut élargira les pouvoirs administratifs de la colonie et augmentera le financement gouvernemental, permettant ainsi d'accélérer les projets de construction et d'expansion urbaine, tout en attirant de nouveaux colons.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré que la proclamation de Givat Ze'ev en tant que ville s'inscrivait dans la politique du gouvernement visant à renforcer les colonies et à régulariser leur statut juridique.
Il a ajouté que cette décision renforcerait un "mur de protection" contre l'établissement d'un État palestinien. Le développement de Givat Ze'ev s'inscrit dans le projet plus large du Grand Jérusalem, qui cherche à assurer une continuité territoriale pour les populations israéliennes autour de Jérusalem, tout en fracturant l'espace palestinien.

Une colonie aux dépens des villages palestiniens
L'extension urbaine et les infrastructures de Givat Ze'ev ont été construites au détriment du tissu foncier des villages voisins. Selon les données de l'institut de recherche ARIJ (Applied Research Institute-Jerusalem), les expropriations, parfois de terres agricoles, ont concerné les villages d'Al-Jib et de Beitunia.
Les municipalités palestiniennes voisines se voient refuser toute construction d'infrastructures afin de ne pas compromettre l'extension future de la colonie. Ainsi, il leur est interdit de paver les routes principales, de rénover les réseaux d'eau ou d'installer des systèmes d'égouts et d'éclairage public.
Selon l'organisation israélienne anti-colonisation Peace Now, environ 500 000 colons israéliens vivent dans des colonies illégales à travers la Cisjordanie occupée, auxquels s'ajoutent quelque 250 000 autres résidant dans des colonies à Jérusalem-Est occupée.
L'ONU a affirmé à plusieurs reprises que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont illégales au regard du droit international, avertissant qu'elles compromettent les perspectives d'une solution à deux États.
Les Palestiniens insistent pour que Jérusalem-Est soit la capitale de leur futur État, sur la base des résolutions internationales qui ne reconnaissent ni l'occupation de la ville par Israël en 1967 ni son annexion en 1980.






















