Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite, a défendu dans un entretien accordé au magazine américain Time une extension du contrôle israélien sur les territoires palestiniens, appelant notamment à une occupation totale de Gaza et au départ des Palestiniens de la Cisjordanie.
Dans cet entretien publié à quelques jours des élections législatives israéliennes du 27 octobre, Itamar Ben-Gvir expose sa vision d’une politique plus radicale à l’égard des Palestiniens. Il souhaite que le prochain gouvernement renforce la souveraineté israélienne sur Gaza et la Cisjordanie.

“Émigration volontaire” des Palestiniens
En Cisjordanie occupée, Itamar Ben-Gvir plaide pour l’instauration de la souveraineté israélienne et encourage le départ des Palestiniens, qu’il présente comme une “émigration volontaire”. Il affirme vouloir leur laisser le choix de partir, sans toutefois préciser quels pays seraient prêts à accueillir un grand nombre d’habitants ni comment garantir que ces départs seraient réellement volontaires.
À Gaza, le ministre défend également une prise de contrôle totale par Israël. Ses propositions s’inscrivent dans une ligne politique qui remet en cause les perspectives d’un règlement fondé sur la coexistence de deux États et entend renforcer la présence israélienne dans les territoires palestiniens.
Ces déclarations interviennent alors que la campagne électorale s’intensifie en Israël. Le parti d’Itamar Ben-Gvir, Otzma Yehudit (Pouvoir juif), cherche à peser davantage dans la formation du prochain gouvernement et à obtenir des portefeuilles stratégiques. Le ministre a notamment fait savoir qu’il ambitionnait de devenir ministre de la Défense afin d’influer davantage sur les opérations militaires et la politique menée dans les territoires palestiniens.

Une ligne dure à l’approche des élections
Itamar Ben-Gvir souhaite également assouplir les règles encadrant le recours à la force par les militaires et les forces de sécurité israéliennes. Il défend une politique sécuritaire plus offensive et critique les restrictions qu’il estime imposées aux forces israéliennes dans leurs opérations.
Ses propositions, notamment le départ des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie sous couvert d’émigration volontaire, suscitent de vives critiques. Les opposants à cette politique dénoncent le risque de déplacement forcé de populations et ses conséquences sur les droits des Palestiniens.
À l’approche du scrutin du 27 octobre, le ministre cherche à renforcer son influence au sein du camp nationaliste et à pousser le prochain gouvernement vers une ligne encore plus dure. Son ambition est de faire de l’extension du contrôle israélien sur les territoires palestiniens un axe central de la politique gouvernementale.



















