AFRIQUE
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L’OMS très inquiète face à la propagation rapide d’Ebola en RDC
Tedros Adhanom Ghebreyesus doit se rendre aujourd’hui en République démocratique du Congo. Dix pays africains risquent d'être touchés par le virus Ebola, il y a déjà 5 cas officiellement enregistrés en Ouganda.
L’OMS très inquiète face à la propagation rapide d’Ebola en RDC
Le camp de déplacés de Kigonze compte 15 000 personnes et est situé près de Bunia dans la province où l'épidémie a commencé / Reuters

L’Organisation mondiale de la santé a appelé ce lundi les voisins de la République démocratique du Congo à agir rapidement. Cinq cas sont officiellement enregistrés en Ouganda.

Le chef de l’OMS a souligné lors d'une réunion ministérielle en ligne organisée en visioconférence ce lundi que la détection tardive de l’épidémie explique pourquoi celle-ci progresse rapidement, et bien plus vite que les mesures déjà prises par les autorités. "Il y a désormais plus de 900 cas suspects et 220 morts suspectes", a-t-il déclaré.

Tedros Adhanom Ghebreyesus doit se rendre aujourd’hui en République démocratique du Congo. Deux autres facteurs expliquent la flambée d’Ebola : l'insécurité dans les provinces congolaises d'Ituri et du Nord-Kivu rend les interventions médicales compliquées, avec des déplacements de population réguliers. "Les combats s'y sont intensifiés ces derniers mois, provoquant le déplacement de plus de 100 000 personnes", a-t-il expliqué.

Méfiance des populations face à Ebola

La méfiance des populations locales est également à l'origine de divers incidents : la maladie est parfois associée à de la sorcellerie.

Des habitants d'une ville de l'est de la République démocratique du Congo, au centre d'une flambée d'Ebola, ont incendié des tentes de traitement vendredi dernier, selon les médias locaux.


Un groupe de jeunes en colère a pris d'assaut des tentes installées avec le soutien de Médecins Sans Frontières (MSF) à l'hôpital général de référence de Mongwalu, selon le rapport. L'établissement accueillait 28 personnes suspectées d'être atteintes d'Ebola, et au moins 13 d'entre elles se sont enfuies et restent portées disparues.


Jeudi, un centre de traitement dans la ville voisine de Rwampara a été incendié après que des proches se sont vu refuser la récupération du corps d'un homme soupçonné d'être mort d'Ebola. Les morts restent contagieux et les autorités organisent elles-mêmes les inhumations pour éviter des contaminations lors des enterrements, ce qui est souvent mal accepté par les proches.
Rappelons que le virus Ebola qui se répand actuellement est très contagieux et qu’il n’existe pas de vaccin pour ce variant.

SOURCE:TRT français et agences