Plusieurs d'entre eux ont dénoncé des "violences", "attouchements" ou encore "humiliations" imposés par les forces israéliennes lors de leur détention.
"À compter de ce jour, Itamar Ben Gvir est interdit d'accès au territoire français", a annoncé samedi sur X, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, dénonçant des "agissements inqualifiables à l'égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Sumud".
"Nous désapprouvons la démarche de cette flottille, qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires", a ajouté le ministre. "Mais nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français puissent être ainsi menacés, intimidés ou brutalisés, qui plus est par un responsable public".
Ces agissements "font suite à une longue liste de déclarations et d'actions choquantes, d'incitations à la haine et à la violence à l'encontre des Palestiniens", a poursuivi le ministre.
"Comme mon collègue italien, je demande à l'Union européenne de prendre également des sanctions à l'égard d'Itamar Ben Gvir", a-t-il ajouté.
Itamar Ben Gvir a posté mercredi une vidéo d’activistes de la "flottille pour Gaza" agenouillés tête au sol et les mains liées, après leur interception en mer et leur placement en détention dans le sud d'Israël.
"Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous", dit le ministre sur ces images publiées sur sa chaîne Telegram, avec pour fond sonore l'hymne national israélien et qui montrent des dizaines d’activistes agenouillés les uns à côté des autres.
Son geste a été critiqué au sein même du gouvernement israélien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé un traitement qui "n'est pas conforme aux valeurs et aux normes d'Israël".
Une cinquantaine de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à Gaza, ravagée par deux ans de guerre génocidaire.
Les autorités israéliennes ont intercepté lundi des bateaux participant à cette nouvelle flottille pour Gaza, et annoncé l'interpellation de 430 activistes - dont 37 Français - qui ont tous été expulsés jeudi.





















