Les juges de la rue Montpensier ont censuré l’article abrogeant les ZFE. Ils reprochent à cette suppression d’avoir été ajoutée dans un texte dont le but initial du texte n’a rien à voir avec l’écologie, c’est-à-dire simplifier les normes pour faciliter la vie des entreprises.
Les ZFE visent à restreindre progressivement la circulation des véhicules les plus anciens pour réduire la pollution de l’air dans les grandes agglomérations. Mais elles incarnent pour la droite et l’extrême-droite tout ce qu’elle rejette de l’écologie, des contraintes pour forcer l'adoption de modes de transports moins polluants. Elles en ont fait un vrai cheval de bataille électoral.
D’ailleurs, la suppression des ZFE a été ajoutée par des amendements du Rassemblement national (RN) et du parti Les Républicains (LR), puis votée en commission mixte paritaire le 20 janvier, l'occasion faisant le larron.
"Nous avons remporté une immense victoire contre l’écologie punitive", s’était félicité auprès du journal Le Monde, après le vote, le député RN du Gard Pierre Meurin, qui mène la fronde depuis 2022 contre les ZFE.
Sur Franceinfo, jeudi soir, François-Xavier Bellamy s’est indigné de cette décision en dénonçant l'injustice sociale que ces ZFE créeraient, en assurant qu’elles empêchent les plus modestes d’accéder aux centres-villes et handicapent ceux qui ne peuvent acheter un véhicule neuf.
Mais ces normes de circulation n’obligent pas à acheter une voiture neuve comme il l’assure. Les ZFE repoussent la circulation des poids lourds et des véhicules les plus polluants vers les périphéries, mais les villes qui ont voté ces ZFE proposent des alternatives en transports publics, voire pour certaines des aides à l’achat d’un véhicule propre.





















