Dans un communiqué, la Collectivité territoriale de Martinique explique que cette démarche s’inscrit dans la "politique de développement culturel et de préservation de l'identité" de cette île antillaise. Le texte a été adopté à l'unanimité par les conseillers territoriaux. La désignation d'un hymne n'est "pas un geste de rupture" avec la France mais "un acte de dignité", a souligné Serge Letchimy, le président du conseil exécutif de la CTM, lors d’une conférence de presse.
Cette démarche est la seconde du genre. En 2024, le recours de deux Martiniquais avait conduit à l’invalidation d’un vote de la CTM qui avait déjà choisi un hymne pour la Martinique. L’œuvre musicale Ansanm ("Ensemble"), écrite et composée par Léon Sainte-Rose Franchine, avait été écartée pour vice de forme dans la procédure de sélection.

Un drapeau martiniquais existe déjà
Le drapeau martiniquais choisi il y a trois ans n’avait pas été écarté par les juges. L’île souhaitait en effet remplacer son étendard aux quatre serpents, hérité de la période coloniale et associé à la traite négrière.
Celui-ci est largement utilisé dans les manifestations, il a été conçu dans les années 60 par des indépendantistes et arbore les couleurs panafricaines. L'emblème martiniquais flotte dans "toutes les manifestations" sportives et culturelles où l'île est représentée, a rappelé Serge Letchimy, le président du conseil exécutif de la CTM, après le vote.
"Au Super Bowl, nous avions notre drapeau", a-t-il ajouté, évoquant la présence des couleurs martiniquaises aux côtés des drapeaux des pays et territoires des Amériques pendant le concert du chanteur portoricain Bad Bunny, le 8 février à Santa Clara (États-Unis).





















