MOYEN-ORIENT
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Pétrole: le Brent approche désormais les 97 dollars
Les cours du pétrole poursuivent leur hausse après les attaques entre les États-Unis et l’Iran dans la région du détroit d’Ormuz. Le Brent atteint 96,80 dollars le baril ce lundi, après avoir déjà augmenté de 7,8 % la semaine dernière.
Pétrole: le Brent approche désormais les 97 dollars
La banque Goldman Sachs Inc. estime que les cours du pétrole pourrait atteindre rapidement 120 dollars le baril

C’est la mauvaise nouvelle de la rentrée, les cours du pétrole repartent à la hausse. Ils pourraient grimper jusqu’à 120 dollars le baril si les attaques contre les navires au Moyen-Orient continuent de s’intensifier, a déclaré Goldman Sachs Group Inc.

Ce matin en France, le prix de l’essence sans plomb oscille entre 2,16 et 2,19 euros.

En effet, la situation au Moyen-Orient continue d’attiser les craintes concernant le trafic par le détroit d’Ormuz.

Si le mois d’août avait été marqué par une baisse notable des frappes, les hostilités ont repris le 30 à l’initiative de Washington. Téhéran a répondu en ciblant des avoirs américains chez ses voisins.

Mais depuis vendredi, les deux camps s’attaquent surtout sur l’eau dans la région du Golfe, où le trafic maritime est toujours très réduit, entre le verrouillage du détroit d’Ormuz par Téhéran et le blocus maritime américain imposé en retour aux ports iraniens.

L’Iran menace même d’aller encore plus loin. Il a déclaré que Téhéran annoncerait dans les prochains jours la mise en place d’une zone d’exclusion totale au large du détroit d’Ormuz. Ceci après que les forces américaines ont frappé trois pétroliers iraniens et que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a lancé des missiles balistiques contre deux navires de la marine américaine.

Les banques centrales vont agir

Face à ces pressions inflationnistes, la Banque centrale européenne (BCE) devrait, selon toute vraisemblance, relever ses taux à 2,75 % jeudi à l’issue de sa réunion de politique monétaire. "La patience dont ont fait preuve les banques centrales face au choc énergétique a soutenu les cours des actifs et le cycle du crédit", a déclaré Bruce Kasman, responsable mondial des études économiques chez JP Morgan. "Cependant, les banques centrales passent désormais à l’action."

La Réserve fédérale américaine devrait faire de même dans les semaines à venir, car le choc énergétique déclenché fin février 2026 par l’attaque américaine sur l’Iran pèse sur les économies mondiales.

SOURCE:TRT français et agences