FRANCE
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Le chef de la diplomatie française regrette le retour sur CNews de Fedorova
Le chef de la diplomatie française s’est exprimé sur France Inter. Il dit regretter la décision de la chaîne d’extrême droite de remettre à l’antenne la chroniqueuse expulsée fin juillet de France.
Le chef de la diplomatie française regrette le retour sur CNews de Fedorova
Xenia Fedorova dans les studios de RT France à Boulogne-Billancourt, près de Paris

L’affaire devient un feuilleton diplomatique. L’ancienne directrice de Russia Today France fait décidément parler d’elle.

Ce vendredi, Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, a réagi au retour à l’antenne de CNews de la journaliste russe à distance.

Xenia Fedorova incarne aux yeux du Quai d’Orsay l’entrisme russe dans les affaires internes françaises.

Le ministre dit regretter la décision de la chaîne appartenant au très conservateur Vincent Bolloré. "Je suis très étonné et je dois dire assez affligé de voir que des grands groupes de médias, la liberté éditoriale est sacrée, mais de les voir ouvrir leur colonne ou leur studio à quelqu'un dont toutes les forces politiques de ce pays considèrent que nous avons eu raison de l'expulser tant les faits sont avérés", a poursuivi Jean-Noël Barrot.

Mercredi soir, le présentateur de CNews Gauthier Le Bret a annoncé que "Xenia Fedorova n'est pas empêchée d'intervenir à distance en visio sur l'antenne" et qu'elle "pourra revenir très prochainement sur l'antenne de CNews pour livrer son analyse, son expertise en visio, à distance, puisque le gouvernement français l'empêche d'être en France".

Et pourtant, la citoyenne russe a été expulsée car accusée par le Quai d’Orsay d'être "un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes".

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Le ministre Barrot a même asséné ce matin qu’elle n’était "pas une journaliste, mais une agente d’ingérence au service de la Russie, une agente de subversion".

L’ancienne patronne de Russia Today France est en effet très critique et défend la politique russe, notamment en Ukraine. Très proche du Kremlin, le porte-parole adjoint de la diplomatie russe, Alexeï Fadeïev, avait réagi ainsi à son expulsion cet été : "De telles actions sont incompatibles avec la rhétorique en France concernant son attachement aux principes de la liberté d'expression", évoquant une "censure des opinions ne correspondant pas à la ligne officielle".

Depuis cet été, la journaliste continuait à écrire pour le Journal du Dimanche, autre média de l’empire Bolloré. CNews et le JDD appartiennent tous deux à l’empire du très catholique et très conservateur Vincent Bolloré.

SOURCE:TRT français et agences