L’information est tombée alors qu’une nouvelle vague de chaleur touche le sud de la France ce jeudi et pour plusieurs jours. Météo France annonce des températures entre 37 et 38 degrés mais pour l’instant seul le sud du pays est concerné.
La Belgique n’est donc pas concernée pour l’instant mais le décompte publié ce mercredi indique que comme pour ses voisins européens, les vagues de chaleur ont entraîné une surmortalité importante dans le royaume belge.
Ce bilan décompte le nombre de décès enregistrés cet été par rapport au nombre de décès attendus au cours de la période concernée par les trois vagues de chaleur qui se sont succédé entre le 18 juin et le 16 août. On enregistre au total 2 935 morts de plus que ce qui était normalement attendu.
Le bilan est différent selon les périodes de canicule. Le bilan de la deuxième vague de chaleur, survenue du 4 au 17 juillet, est plus élevé que celui de la troisième canicule, avec 535 décès de plus, soit une surmortalité de 14,8 %.
Lors de la troisième vague de chaleur, du 28 juillet au 16 août, Sciensano a également enregistré une "légère surmortalité", avec 365 décès supplémentaires.

Il faut souligner que la Wallonie a connu la plus forte augmentation, avec une hausse de 9,9 %, soit 171 décès supplémentaires. À Bruxelles, aucune surmortalité n’a été observée durant cette période.
La journée la plus "meurtrière" de l’été reste le 27 juin, avec 641 décès, soit une surmortalité de 146,5 %. Sciensano souligne que la chaleur extrême ne touche pas uniquement les personnes âgées. "Une surmortalité significative a également été constatée chez les personnes de moins de 65 ans." Selon l’Institut, le fait qu’une vague de chaleur puisse être aussi meurtrière est lié à la durée de la chaleur, à la hausse des températures et au niveau de pollution par l’ozone.
En France, le bilan est pour l’instant de 7 300 décès supplémentaires sur une période allant de mi-mai à fin juillet, selon un décompte de Santé publique France.





















