L'enquête visait notamment des membres de l'état-major interarmées, un groupe de hauts responsables militaires conseillant le président, et portait sur des fuites concernant des pénuries de missiles à longue portée et d'intercepteurs Patriot liées à la guerre contre l'Iran, a rapporté The New York Times.
Selon CBS News, le FBI n'a pas participé aux tests, qui ont été réalisés par les enquêteurs internes de l'armée.
Tous les hauts responsables n'ont pas été soumis au test, le chef d'état-major interarmées, le général Dan Caine, ayant notamment été exclu de cette opération.
Le président américain Donald Trump aurait exprimé sa colère face à ces divulgations non autorisées.
Les responsables soumis au polygraphe ont été interrogés afin de déterminer s'ils avaient transmis à des journalistes des informations sur les pénuries critiques de munitions dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l'Iran.
Selon CBS News, aucun responsable n'a échoué aux questions du polygraphe visant à déterminer s'il avait transmis des informations aux médias.
Le Pentagone refuse de commenter l'enquête
Les enquêteurs cherchaient également à déterminer si un responsable gouvernemental pouvait éventuellement agir comme espion au profit d'une puissance étrangère, l'accès aux données précises sur les munitions étant fortement restreint, selon le média.
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré que le ministère "ne commente pas les questions internes concernant le personnel ou les enquêtes", tout en soulignant qu'il prenait les fuites d'informations classifiées "extrêmement au sérieux et menait les enquêtes nécessaires".
Trump a démenti les informations faisant état de pénuries stratégiques, affirmant que l'armée disposait de "quantités massives" d'armes.
Le président américain a qualifié ces révélations de "déclarations traîtresses" et de "fausses informations", avertissant que leurs auteurs seraient "traqués" et encourraient de lourdes peines de prison.
Cette opération de tests polygraphiques fait suite à d'autres divulgations non autorisées, notamment la fuite d'une partie du Secretary of Defense Orders Book.
Le document révélait que six généraux quatre étoiles avaient officiellement exprimé leur désaccord avec la prolongation de la guerre contre l'Iran, avertissant que celle-ci était "insoutenable" et compromettait la capacité des États-Unis à maintenir leur niveau de préparation militaire à l'échelle mondiale.
Parnell a qualifié cette fuite de "crime" et de "trahison envers les forces armées", estimant également qu'une grande partie des informations rapportées était inexacte.






















