“Cela fait trois mois qu’on souffre des chaleurs à répétition”, a-t-elle déclaré, estimant que les hôpitaux et, plus largement, le système de santé avaient résisté.
Selon la ministre, les décès excédentaires concernent principalement des personnes isolées vivant seules dans les grandes villes. Elle a appelé à améliorer leur protection à domicile.
Stéphanie Rist a affirmé que la surmortalité enregistrée en France restait “nettement en dessous” de celle constatée en Allemagne, tout en soulignant qu’”un mort de plus est un mort de trop”.
Le bilan définitif doit être publié dans les prochaines semaines. Santé publique France poursuit ses analyses afin de déterminer la part de cette surmortalité directement imputable à la chaleur.
L’agence sanitaire avait recensé 5.764 décès toutes causes confondues en excès pendant la canicule du 17 juin au 2 juillet, puis 1.243 autres lors de l’épisode du 3 au 22 juillet.
Lors du premier épisode, la surmortalité avait concerné toutes les classes d’âge à partir de 15 ans. Ces données provisoires reposent sur une comparaison entre les décès observés et ceux attendus et ne signifient pas que tous les décès supplémentaires ont été directement causés par la chaleur
Des enseignements tirés de la canicule de 2003
La ministre a rappelé que la canicule de 2003 avait provoqué près de 15.000 décès en France. Elle estime que l’excès de mortalité devrait cette fois être moins important dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Cette évolution résulterait notamment des enseignements tirés de 2003, avec des professionnels mieux formés et la création de pièces rafraîchies dans les établissements.
“On a encore des choses à faire”, a toutefois reconnu Stéphanie Rist, en insistant sur la situation des personnes isolées à domicile.























