“Si l’Iran nous attaque, nous agirons immédiatement et répondrons avec force. Personne ne peut nous dire quoi faire, et nous l’avons prouvé”, a déclaré Katz dans une interview accordée à la chaîne Channel 14.
“Toutes les capacités existent et continuent d’être développées”, a-t-il ajouté, indiquant qu’Israël pouvait “répondre immédiatement ou agir plus tard”.
“Nous n’avons jamais demandé aux États-Unis de combattre avec nous contre le Hezbollah au Liban, contre les éléments terroristes en Syrie ou contre le Hamas à Gaza. Nous faisons cela seuls”, a affirmé Katz.
“Nous attendions, et nous attendons toujours, que les États-Unis soutiennent notre droit à agir et nous offrent une couverture diplomatique, et non militaire, contre tous ces ennemis”, a-t-il ajouté.

“Au Liban, en Syrie et à Gaza, nous ne quitterons pas les zones de sécurité. Ni en Syrie, ni à Gaza, ni au Liban, nous ne partirons de là en aucune circonstance”, a poursuivi Katz.
Cette déclaration intervient quelques jours après que les États-Unis et l’Iran ont signé un mémorandum d’entente visant à mettre fin aux combats sur tous les fronts, y compris au Liban.
Des responsables israéliens ont critiqué cette décision et promis de ne pas respecter les dispositions de l’accord, suscitant une vive réaction du vice-président américain JD Vance.
S’exprimant à la Maison-Blanche plus tôt dans la journée de jeudi, Vance a vivement critiqué des membres du gouvernement israélien qui avaient attaqué l’accord conclu entre Washington et Téhéran, déclarant : “Si j’étais membre du cabinet du gouvernement israélien, je n’attaquerais probablement pas le seul allié puissant qu’il me reste dans le monde entier”.
Vance a également affirmé que certains membres du gouvernement israélien avaient “attaqué très personnellement le président des États-Unis”, Donald Trump.

Le médiateur pakistanais a officiellement annoncé l’entrée en vigueur du mémorandum. En échange du début de la levée du blocus naval américain contre Téhéran, l’Iran doit commencer à rouvrir le Détroit d'Ormuz à la navigation maritime.
Malgré l’accord américano-iranien, qui inclurait des dispositions destinées à mettre fin aux hostilités au Liban, les frappes israéliennes se sont poursuivies après minuit.
Selon les derniers chiffres officiels, l’offensive militaire israélienne menée au Liban depuis le 2 mars a fait 3 912 morts, 11 873 blessés et déplacé plus d’un million de personnes.
Israël maintient également une présence militaire en Syrie. Bien que la nouvelle administration syrienne n’ait pas proféré de menaces contre Israël, les forces israéliennes ont mené des frappes aériennes en Syrie, tuant des civils et visant des sites militaires, des équipements et des dépôts de munitions.
Par ailleurs, Israël occupe toujours des territoires palestiniens et libanais et refuse de s’en retirer ou de permettre la création d’un État palestinien, comme le prévoient les résolutions pertinentes des Organisation des Nations unies.



















